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Voilà le topo : ils tournent un peu partout en ce moment en France, ils sont très médiatisés et ils sont quatre, ils ont sorti un album en 2000, un autre en septembre 2002 (Le 1/4 d'heure des ahuris). Ils s'appellent Eiffel, comme la Tour, mais en moins moche et en moins vieux.

Interview : Eiffel, Interview Eiffel

Eiffel / Chronique LP > le 1/4 d'heure des ahuris

Eiffel : le quart d'heure des ahuris "Il pleut des cordes", voix masculine monocorde, guitares acérées, rock dépité, rythme aguicheur comme ces mots qui viennent : si faciles, si français, effets radios et frappe aiguisée, un moulage parfait, "franchement monsieur peu m'importe", rock sexué, "par devant, par derrière, qu'est ce que tu préfères ? le missionnaire". Non, moi c'est la "Condition humaine". Rock tranché, rock branché ? Montées sanglantes, ça c'est sur, descentes dérangeantes, c'est une valeur sûre, et "la grande traversée des illusions" oui mais en vrac, "prends mes mains si tu les aimes un peu froides... à travers les silhouettes des ombres..." romantisme noir de "Sombre", intensité et son fracassant, un mélange qui détonne face une légèreté ambiante, indispensable, adolescente, avec une flûte limpide, trop ? Mais "où va t-on quand on a les yeux fermés", un peu ailleurs, dans un univers à part, peut-être celui d'Abricotine, premier album flatteur et déterminant (2000) dont les influences se sont disséminés dans quelques uns de ces titres... rouvre les yeux gamin c'est pas fini, viens prendre ta claque, dans ton occident périmé "T'as tout tu profites de rien", saturent les guitares et maman mes oreilles, bravo pour les effets, dommage pour le manque d'originalité, merci pour le réalisme et l'humilité "je ne suis vraiment pas fier d'être de ce coté là du monde" mais nous on aime votre sens du groove ... balancement de la tête, rock jazzy "accès à toutes les dérives", la linéarité on ne connaît pas, balance la pop, retient le son, rock version "Off", puis c'est la basse envoûtante qui revient en force, "Déviance" et violons, ambiance chaloupée... trompeuse...on revient avec trois compos qui n'en font qu'une "la vérité n'est pas du côté du plus grand nombre..." merci Papa Vian ! Et livre moi à nouveau ces montées enchanteresses, tendres, et tout sauf innocentes... "Dans le boudoir je ricoche jusqu'en haut de tes collines... et tu t'arranges Sanguine" Mais "sait-on jamais ?" on fait tourner les pistes... pas de doutes on tient ici un peu plus que Le 1/4 d'heure des ahuris comme ils aiment s'appeler... un album complet, d'un groupe trouvant sa place entre pop française et rock plus agressif, c'est sûr, ils aiment jouer, ils sont doués pour ça, ils ont réussi et c'est tant mieux, car tout ahuris qu'ils sont, ils le méritent. Merci Eiffel.