dying giants C'est un trio de la région de Toulouse qui balance ces quatre titres toute pédale fuzz enfoncée, la délicate saturation étant une des marques de fabrique de Dying Giants. Le groupe adore le stoner, le doom, le sludge et comme il n'a pas trouvé de chanteur (ou n'en a pas cherché), se contente de livrer des titres instrumentaux qui ont pourtant pas mal à raconter. De petites notes claires et propres ouvrent "Etna volcano" qui entre en éruption ensuite pour une partition assez classique dans le genre, les rythmes et les tons se relayent avec une certaine évidence. "23rd nebula" commence par caresser la peau avant d'enclencher une première prise jack, quelques notes tombent puis l'orage éclate, l'air s'emplit de distorsion, un éclair traverse le disque, le calme revient aussi brutalement mais on sait que ce n'est que temporaire... Mécaniquement, le ciel nous retombe dessus, la guitare se débat et s'excite mais la rythmique imperturbable gagne le match. Toujours claire mais courte, l'intro de "Minos serpent's tail" laisse la place à une phrase qui reviendra hanter le titre de manière assez hypnotique et sensuelle. "Atlas mount".