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Biographie > High energy drunk'n roll

La bio (super) vite : Le Duster 71, à la base c'est avant tout l'histoire d'une vieille bagnole qui fait plus de poussiere qu'un ouragan dans le desert : autant dire que c'est la rencontre de quatre mecs qui se rencontrent un beau jour de l'année 2004 quelque part entre Grenoble et Montréal (histoire de faire un bout de chemin ensemble...). Duster 71, c'est surtout l'histoire d'un groupe qui veut foutre le feu aux amplis avec son "hi-energy rock'n roll" afin de claquer du décibels en écumant les routes d'Europe et d'ailleurs... Sinon Duster 71, c'est également un album sympathiquement baptisé Go baby ! go ! go qui sort dans les bacs courant 2007 et débarque dans ses pages quelques semaines plus tard.

Chronique Compil : Duster 71, Planet of the tapes

Duster 71 / Chronique LP > Go Baby ! go ! go

duster71_go_baby_go_go.jpg Rrrrrrr.... Go baby ! go ! go! (danseuse...sic), chaud devant, Duster 71 débarque avec pertes et fracas sur les pages du W-Fenec qui ne demandait que ça... Oh mais qu'est-ce que je lis, du punk rock ?. Mon dieu, on dégage, on dégage et fissa !!! Tout le monde le sait le genre est mort, ça va être un carnage, une boucherie sonore sans nom... [Une petite écoute attentive des deux premiers titres] Tiens, bizarrement ça passe pas si mal. Plutôt bien même... Ah quand même, finalement Duster 71, c'est finalement plutôt cool, un peu façon Stooges de l'époque...
Guitares turgescentes, disto bien sentie, rythmiques incendiaires et énergie furieusement rock'n rollesque, "Parking", "Duster" et "Overdrive" viennent mettre un bon coup de pied au cul d'un genre trop souvent laminé par des groupes sans âmes et marketé de la cave au plafond (en vrac toute la scène US ultra-lookée qui atomisait les charts il y a encore cinq ans pour définitivement enterrer le genre quelques années plus tard). On s'en doutait un peu, ce ne sont pas les Duster 71 qui vont révolutionner le genre en lui rachetant définitivement une crédibilité avec cet album, mais les Grenoblois parviennent à tenir à peu près la route avec huit titres punk garage complètement débridés. Les mecs mettent le turbo et font tourner le truc avec une énergie étourdissante et surtout un feeling monstrueux.
Décomplexés, les Duster 71 n'ont aucune autre ambition que celle de prendre un pied monstre ensemble et ont décidé de se faire plaisir. Bon certes, écrire ses compos dans la langue de Molière, ce n'était sans doute pas l'idée du siècle et ça ternit quelque peu l'efficacité de l'ensemble, certes quelques wagons de riffs (old, old, old school... re-sic) sentent un peu le réchauffé, mais pour le reste, les mecs balancent sans équivoque ("Char de police") ou le très fun "Drytonateur" et en mettent plein partout sur la platine. Avec un plaisir non dissimulé. Un dernier coup de rein ("Paradis en enfer") et le groupe claque encore ces misérables formations supposées punk-rock que sont Sum 41, Blink 182 et consorts (ouais nous aussi on balance...). Plutôt cool quand même. Yeah baby !