Comment il va mon Gui de Champi ? Tu commences à reprendre des couleurs (sang et or) après les meilleurs résultats de tes footeux Lensois préférés ? Moi, j'ai sûrement déjà perdu le teint halé glané lors de mon périple floridien. Huit jours que je suis rentré, au moment où je rédige ces lignes. Le jet-lag 28 degrés à Key West (avec les coqs et poules se baladant pépouze dans les rues, les chats à six doigts d'Hemingway) vs. 6 degrés à l'aéroport CDG de Paris a bien fait mal ! Heureusement, dans ma valise, j'ai ramené ce nouveau tuyau, mais ce n'est pas un groupe qui a joué au Fest. J'aime tenir mes engagements... et les contradictions aussi, héhé. Je suis coquin, m'a-t-on dit récemment. En revanche, je t'annonce que j'ai déjà trois tuyaux d'avance, que j'ai vus, eux, en concert à Gainesville. Et j'ai même une petite idée pour le tuyau bonus spécial papier. En gros, tout ce que je vais découvrir prochainement servira pour la quatrième saison de nos aventures fanzinesques (2024-2025). Ouch' ! Bon, d'ici là, on va déjà tâcher d'écouler le HuGui(Gui) #2 et rien de mieux pour ça que des sorties hors les murs. Ça a plutôt bien fonctionné lors de notre virée commune à Tours pour cette chouette soirée avec Burning Heads, Vulgaires Machins, Poésie Zéro et Bottlekids ! Ces derniers ont été à la hauteur humainement et scéniquement du tuyau musical que je te dois. Bravo et encore merci. Des très bons gaziers, qui garderont un excellent souvenir de leur petite escapade française avec les Têtes Brûlantes, et un beau final grâce à l'asso Goat Cheese (coucou Brice !).

DURRY - band J'annonce d'entrée, Durry que je vais te faire découvrir n'est pas d'aussi bonne qualité. J'ai d'ailleurs hésité, pas sûr de moi ni de faire mouche. Je suis sur un quasi sans faute de tuyaux depuis le début, j'ai la pression ! J'avais déjà envisagé de te parler de ce band la fois précédente, pour finalement privilégier Church Girls et c'était un meilleur choix, je crois. Bon, là, je te prépare psychologiquement, en sous-entendant que c'est moyen, pour qu'à l'écoute, tu te dises : « Hé, mais c'est pas si mal, ça ! ». On va voir si mon stratagème fonctionne.
Durry donc, groupe ricain tout récent, formé autour d'un frère (Austin) et d'une sœur (Taryn), qui se sont retrouvés confinés ensemble chez leurs parents dans la banlieue de Minneapolis, et ont bricolé, composé des bouts de morceaux, fait des vidéos Instagram (et même Tik Tok) et légèrement buzzé. À une échelle assez modeste, hein, mais suffisamment pour que je tombe dessus complètement par hasard cet été dans mes suggestions Youtube, qui entre parenthèses devient bien indigeste avec ses pubs à gogo depuis que Meta/Facebook est payant. Ah la la, si seulement j'avais posté ce statut il y a 10 ans (et 7 ans, et 5 ans, et 3 ans, et la semaine dernière) sur l'interdiction d'utilisation de mes données perso, on n'en serait pas là. Nan mais les gens, sérieux... J'ai l'impression d'entendre M. Garrison, le prof dans South Park et son « Alerte aux gogols, alerte aux gogols ! ».
Revenons à Durry. Entre mars 2020 et septembre 2023, date de sortie du premier album Suburban legend, iels ont peaufiné les chansons, démarché et trouvé un label, pour mettre un terme à ce sympathique petit concentré (sucré) d'indie-rock. "Who's laughing now" et "Mall rat" (cacedédi au cinéaste Kevin Smith) sont deux bons gros tubes catchy (je ne sais plus sur lequel j'étais tombé en premier), les textes parlent de la revanche de losers low-middle class qui arrivent finalement à faire un truc cool de leur vie (ce groupe), et ce côté emo posi gratouille forcément la corde sensible qui me traverse. Enfin posi, c'est vite dit, car les excellents "Trauma queen" et "I'm fine (no really)", paradoxalement le morceau le plus enjoué de ce Suburban legend, traitent davantage de dépression et de la possibilité (ou non) de ne pas reproduire un schéma familial toxique. On a connu plus fun.
J'ai fait écouter le disque à ma copine, qui m'a dit que ça lui rappelait Imagine Dragons. Je ne suis pas certain que ce soit un bon argument en la faveur de ce tuyau (ce groupe m'est complètement inconnu et j'ai l'impression qu'on pourrait plutôt le retrouver à l'affiche de Solidays ou We Love Green, bref des festoches où l'on ne risque au contraire pas de me retrouver) mais je pose quand même ça là. Moi j'avais plus en tête Kings Of Leon, notamment sur "Hasta la vista baby", tout du moins du peu que j'en connais mais là encore, j'ai peur de perdre des points de street punx créd. À moins que je ne m'en balek. Ouais, c'est plutôt ça.
Je ne sais pas du tout ce que va donner Durry par la suite, si ça va cartonner, se mainstreamiser davantage, ou péricliter et tomber dans l'oubli, mais ce qui est certain c'est que tu en auras entendu parler ici en premier. Aucun.e de mes ami.es ne suit leurs pages FB ou Insta, c'est donc un tuyau de toute première fraîcheur. À voir comment il va tenir sur la durée et si tu vas le trouver suffisamment solide. Je l'avoue, la prod' ultra léchée peut rebuter (je préfère certaines versions démos antérieures de morceaux, plus brutes) et l'album est inégal, avec quelques temps morts ("Worse for wear", "Little bit lonely") mais c'est en tout cas l'un des trois seuls disques que j'ai achetés en Floride (avec les LPs de Ways Away et d'un futur tuyau). Ce qui change drastiquement des 20-30 que je ramenais lors de mes premiers Fest en 2010 et 2011. Il faut dire que le dollar était à 0.70 centimes d'euro et que les prix ont doublé voire triplé depuis. J'ai chopé ce joli vinyle jaune chez Park Ave Records à Orlando, ou même les CDs d'occas' étaient à 6$, quand j'en avais trouvés à 1-2$ à l'époque. Bref. Tu as écouté ? Ça a marché ? Tu prends ta carte de membre du "Losers club" de Durry avec moi ou bien tu passes ton tour ? (GC)

Salut mon bon Circus ! Content que tu sois rentré sain et sauf de ton périple en Floride. Faut dire que les photos postées sur tes réseaux (et pour une fois pas trop floues, je te félicite) n'inspiraient gère la confiance, entre les crocodiles et autres bêtes féroces qu'on n'a pas l'habitude de croiser à Nancy ou dans le 18e arrondissement de Paris. On dirait également que tu as fait le plein de concerts, et j'en suis fort heureux pour toi. Tu as été dispensé du concert de NOT et on dirait que tu ne t'es pas fait prier. Confidence pour confidence, et afin d'entretenir notre lose attitude auprès de nos lecteurs, je rappelle sans filet que je t'avais intimé l'ordre de te rendre au concert de la bande de Davey Warshop pour que tu me racontes le concert de ce band (et surtout que tu me ramènes un disque !). Quand j'ai voulu planifier ton concert et lancer une commande de drones pour suivre tes faits et gestes et être sûr que tu ne ferais pas un pas de travers et te rendrais bien à ce show, j'ai cliqué sur un lien de la prog' du site et là, enfer et damnation, le NOT programmé au Fest était un autre NOT ! Mais comment est-ce possible que deux groupes portent le même nom ? Cela devrait être interdit par le Comité du Bon Goût (celui qui veille notamment sur le sacré saint Punk Rock et dont l'antenne bisontine fut particulièrement active il y a quelques années). Jamais au grand jamais je ne te proposerai un tuyau d'homonymes ! Merde alors !

Bon, OK, j'ai un coup de sang. Or, les résultats actuels de mon club devraient m'apaiser. C'est moins brillant que l'an passé, mais je suis néanmoins fier de mes gars, quand bien même Seko Fofana et Loïs Openda manquent terriblement dans l'équipe. Et quand, en plus, on tape Marseille, le club de cœur de mon bon Jean-Louis Good Friends (qui vient encore de sortir un monumental numéro de son fanzine avec Dirty Fonzy en couv' et deux charmantes chroniques du W-Fenec mag et du #2 de notre zine), ça fait du bien par où ça passe. Mais ce qui me file le smile et me fait rappeler que la vie est belle, c'est quand je me remémore cette formidable journée passée à Tours en ta compagnie et tous les amis croisés et rencontrés lors de ce plateau magique Bottlekids/Poésie Zéro/Vulgaires Machins/Burning Heads au Bateau Ivre. J'ai enfin vu le trio britannique Bottlekids sur scène et j'ai pris un énorme plaisir à revoir (une semaine après un concert devant quarante personnes à Metz) les Vulgaires Machins. Sans oublier l'honneur de pouvoir lighter la crème de la crème, à savoir les Burning Heads. Je suis content d'avoir partagé ce moment (et même un bout de gâteau) avec toi, et l'interview que tu as menée de main de maître avec Fra et Joe Bottlekids est excellente. C'était génial, et rien que d'y repenser, j'en ai les larmes aux yeux. Je suis sensible, capitaine !

DURRY - LP Maintenant que j'ai achevé la digression, revenons à nos moutons. Ce n'est pas pour te passer de la crème solaire (dont tu as plus besoin que moi, Floride et Montpeul' obligent), mais même quand tu doutes un peu de ton tuyau, tu fais mouche. J'ai l'impression que la jurisprudence Wet Leg et mes multiples références à cette (petite) faute de goût t'ont fait du bien. Il faut dire que je n'étais pas vraiment rassuré, après avoir lu ta prose, en lançant Suburban legend dans mon téléphone intelligent en mode 5G (et non avec le modem 56k qu'on peut entendre en intro du disque). La référence à Imagine Dragons m'a bien fait marrer même si je me dois d'avertir ta chère et tendre que c'est la première et dernière fois que le nom de ce groupe apparaîtra dans notre magazine/fanzine. Me suis-je bien fait comprendre ? On a quand même un rang à tenir, non ? En tout cas, bien m'en a pris de le lancer de bon matin, dans le bus 16 direction Malzeville, entre les arrêts Jean Savine et Poirel. Pile poil pour écouter le premier album de Durry en entier, car j'ai pu arriver au boulot dans de bonnes conditions, avec un sentiment d'apaisement et de quiétude. Purée, Durry a visé haut et juste ! C'est mainstream à mort (et alors ?), ça dégueule de tubes en tout genre et c'est diablement efficace ! Autant te le dire tout de suite, le seul truc qui me dérange (et pas que pour cette formation), c'est le fait de n'afficher sur la pochette et les photos promo seulement deux membres du groupe. Je ne trouve pas ça hyper crédible. Seul Ginger peut faire ça, car premièrement, il publie sous son nom, et deuxièmement, il joue (parfois) tous les instruments sur skeud. Voilà. Pour en revenir à Durry, je succombe et pour paraphraser la géniale série L'agence tous risques, tu peux être satisfait que ton plan se soit déroulé sans accro. J'ai pensé à pas mal de choses en écoutant (et réécoutant avec plaisir) Suburban legend : des refrains magiques à la Jimmy Eat World, des titres parfaits à la Alkaline Trio ("Mall rat") et des arrangements somptueux à la Pup (le génial "Suburban legend", le non moins talentueux "Who's laughing now"). Il m'arrive souvent de m'emballer plus que de raison, alors j'ai également demandé aux femmes de ma vie ce qu'elles en pensaient. Tiffany a bien aimé, et Victoria me demande d'ajouter le premier titre à sa playlist (qui comprend aussi bien Queen que The Darkness et Rammstein). Traduction : ça passe large ! Il y a bien quelques grosses ficelles trop évidentes ("Little bit lonely" pourrait s'intituler "Little bit abusé", les chœurs de "Mall rat" sont too much) mais les fulgurances sont nombreuses ("Hasta la vista baby" est puissant, "TKO" et "Worse for wear" sont poignants à m'en faire hérisser les poils des avant-bras). Ce patchwork sonore, mélangeant les guitares généreuses et les claviers lo-fi, est hyper agréable, et je n'ai ressenti aucun ennui. Au contraire, la richesse des arrangements et la volupté de ces chansons me rendent tout chose. Tuyau méga validé mon pote, et disque bientôt commandé !

Tu sembles avoir quelques coups d'avance en ce qui concerne les tuyaux, mais de mon côté, je suis plutôt en mode "panne sèche". Il faut dire que je n'ai pas eu vraiment la tête à tout cela ces derniers temps. Une bonne remise en question professionnelle hante mes nuits et me ronge l'esprit en journée. Et puis, j'ai énormément écouté en boucle deux bombes que tu connais et que tu apprécies : les Britanniques de Bad Nerves et les Australiens de Clowns. Tout cela cumulé, je n'ai pas eu le cœur à gratter dans ma collec' de disques pour te choper une vieillerie sous-estimée ou une nouveauté encore secrète. Et alors que j'attendais dernièrement sous une pluie battante mon transport pour rejoindre mon home sweet home (au même arrêt de bus où j'ai eu l'idée du nom de cette chronique, genre l'endroit inspirant), j'ai reçu un appel de mon bon vieux pote Nico. Celui-là même qui est à l'origine de ce génial tuyau qu'est Swain (entre autres recommandations). On ne s'appelle pas souvent (c'est de ma faute) mais j'ai toujours plaisir à tailler le bout de gras avec lui, d'autant que ces derniers temps, ce n'était pas vraiment la teuf pour lui. Je lui évoque notamment mon "projet professionnel" du moment tandis qu'il me donne de bonnes nouvelles le concernant. Et bien évidemment, on s'échange quelques noms de groupes. Il me promet de m'envoyer un tuyau qui devrait me botter et nous raccrochons. Quelques instants plus tard, je reçois une capture de son application musicale. "Quit my job" de Haters. Putain, c'est pas le destin ça ? Alors, à défaut d'être fixé sur mon avenir pro, et alors que démarrait l'intro de ce morceau, je savais que je tenais mon tuyau !

Haters - Quit my job « Haters sont un joyeux ballon d'hélium géant rose pastel en forme de cœur plein de lames de rasoir et de verre brisé ». C'est ce qui est écrit sur la page Bandcamp du groupe. Meilleure punchline du monde, à égalité avec « Si Bref ne veut pas faire la chronique de ce groupe, je veux bien ». Plus sérieusement, Haters, c'est exactement ça : des riffs tranchants et des rythmes mieux aiguisés que des couteaux pointus, le tout desservi par un son aux petits oignons dans un gant de velours. Plus efficace que "Quit my job", tu meurs ! Du punk hardcore puissant aux intonations garage, bien branlé et sacrément addictif. Je suis certain qu'au moment précis où tu liras ces lignes, tu en es déjà à ta troisième écoute. Pas vrai ? Je suis naturellement allé à la pêche aux infos, et même si le groupe est assez actif sur Facebook, je n'ai pas grand-chose à te dire à part que c'est un trio avec un guitariste chanteur qui a l'air un peu agaçant et un basse-batterie qui fait le job. Le groupe a fait une grosse tournée au Canada cet été. Alors, qui sait, aurons-nous la chance de croiser la route de Haters lors d'une tournée européenne en support de je ne sais quel groupe. Tout est possible, hein ? Le groupe a publié cet été un nouveau single intitulé "Young ones", moins fun, mais tout aussi intéressant. J'ai quand même l'impression qu'on tient quelque chose, tu crois pas ? Tu pourras trouver sur la toile un clip de "Quit my job" moins passionnant que le morceau, et une session live de "Feel better", leur premier single datant de 2019. Sympathique tout ça, je trouve. La page Bancamp rassemble quatre singles (il manque le dernier en date), dont le bruyant (et brillant) "Haters" qui n'a clairement rien à voir avec les morceaux récents. Haters se cherche-t-il, souhaite-t-il brouiller les pistes ou bien ne rentrer dans aucune case ? À suivre.

Ce qui est pratique en tout cas avec mon application musicale, c'est qu'elle me propose d'écouter toutes les productions du groupe sélectionné. Le problème, c'est que je peux me retrouver à vouloir écouter le nouvel album ou le premier disque d'un groupe d'indie rock et me retrouver avec une infâme techno ou, pire encore, un r'n'b dégueulââââââââsse. Il doit y avoir un problème d'algorithmes ou je ne sais pas, et du coup, ça te pollue tes playlists ! Ça a clairement été le cas avec Wall street sets part 1 & 2 de Haters, un truc hip hop de Calgary, et Shut up de Haters, un machin électro je-sais-pas-quoi. Clairement pas ma came. Il y avait également Chronic de...Haters (je pense que t'as compris là !), et là, c'est clairement le jackpot !

Quand j'ai fait défiler les quatre titres de cet EP paru chez Everything Sucks, et malgré le chant un peu bancal (pour ne pas dire faux) à certains moments, j'ai été immédiatement conquis. Mieux que ça, je suis tombé amoureux de ce groupe britannique qui ne semble plus être en activité, mais qui mérite qu'on s'y attarde. En bon amateur de mélodies, de refrains qui marquent les esprits et de guitares clairvoyantes, tu vas être servi mon pote ! Je te l'accorde, on a entendu ça mille fois (surtout toi) et la justesse du chant est perfectible, mais rien que pour riff de "Stomach ache" à 3'08, ce groupe a bien le droit à un coup de projecteur qui, je te l'accorde, n'apportera rien à sa carrière déjà avortée. Mais le but, c'est bien de se faire plaisir ? Alors, on ne va pas bouder notre plaisir à l'écoute de ce quatuor de Brighton, UK. Jo, Gabriel, Tom et Sam ont de bonnes têtes et surtout de bonnes références. Ça sent l'indie pop punk à plein nez, les compos sont simples et brillantes, et moi, ça me fait quelque chose à chaque écoute. Le groupe a également sorti un premier EP intitulé Skeletons, avec cinq titres qui posaient les bases de leur indie rock classieux. Un poil plus inégal, mais ça sentait bon dès le début.
Les imperfections rendent le tout assez touchant, et je me dis que j'aimerais bien aller voir ces groupes comme ça toutes les semaines en concert. D'ailleurs, des concerts, le groupe en a fait quelques-uns et notamment un show à Lille en avril 2017 lors d'une petite tournée européenne ! Alors, je te le demande solennellement, Sieur Guillaume Circus, ne sois pas timide et dis-moi que toi aussi, tu as craqué. Et dans l'euphorie du moment (car je suis sûr que tu vas aimer), tu en profiteras pour demander à Roxane si ça lui fait penser à Imagine Dragons, tiens ! En tout cas, j'aurai quand même réussi à te parler d'un groupe britannique et d'un band australien que tu ne connais pas et, retournement de veste, je pense avoir réussi l'exploit à te refourguer deux tuyaux de qualité avec le même nom. Je suis plein de ressources mon gars ! (GdC)

Oh mon salopiaud ! Mais toi aussi, tu es coquin, Gui de Champi ! Plutôt que de faire profil bas sur cette sale histoire de NOT, et t'excuser platement de m'avoir procuré une telle fausse joie (excellent tuyau, annonce du concert au Fest à Gainesville et tristesse incommensurable en découvrant que tu t'étais planté de groupe NOT, bravo champion !), v'là t'y pas que tu me refourgues deux (bons) tuyaux de groupes s'appelant à nouveau pareil ! Je ne l'avais pas vue venir celle-là... Remarque la meilleure défense c'est l'attaque, précepte que semble adopter ton RC Lens dernièrement après un départ calamiteux. Je te le revaudrai. Arf, non, tu es déjà pardonné pour avoir bien aimé Durry. J'espérais, bien sûr, que comme moi, tu succomberais à cette power pop, un poil trop calibrée, certes, mais diaboliquement efficace et entraînante. Mais je doutais, oui, car si je prends toujours autant de plaisir à réécouter ce Surburban legend en cet automnal dimanche où je m'attelle à clôturer ce HuGui(Gui), je ne sais pas si je replongerai avec autant d'entrain dans ce disque d'ici 1, 2 ou 10 ans. À suivre.
Haters - Chronic Et tu n'es pas que coquin, mais également incorrigible, car tu n'as encore pas pu t'empêcher de mentionner Ginger. Ah la la... Pour répondre à ton grief, on ne voit que les deux frère et sœur sur la pochette (et les clips) car iels ont tout composé à deux, uniquement, et ce n'est qu'en live que les rejoignent un mec à la batterie et Ashley, la compagne d'Austin à la basse. De plus, j'avais oublié de le préciser, mais Durry c'est leur nom de famille, Austin et Taryn Durry. Tout s'explique. Peut-être que sur le prochain album ça sera différent.
Je n'ai sinon pas pris la peine d'écouter Imagine Dragons, mais laisse donc Roxane tranquille s'il te plaît. Je te rappelle qu'il y a déjà eu dans le W-Fenec une chronique des 3 Fromages et bien d'autres trucs que je ne considère, perso, pas des plus glorieux non plus (Machine Gun Kelly pourraient rétorquer certains de nos camarades rédacteurs, mais que j'assume pleinement, héhé) et il me semblait qu'il y avait un pacte de non-agression envers les copines, les mamans et les enfants. Tu ne vas quand même pas faire ton nazi sans prépuce ? Hum... Solidarité avec un autre GuiGui (Meurice), convoqué par la police, rien que ça, pour une mauvaise blague. Les réacs proclament à longueur de journée et de plateaux qu'on ne peut plus rien dire en vomissant leur bile (sans se rendre compte du caractère antinomique de la chose), je serais bien ennuyé de leur donner raison sur ce point, même si là, ils sont bien contents de le faire taire.

Bon, en parlant de Haters, j'ai en revanche bien pris soin d'écouter les tiens. Enfin, ceux de Brisbane et de Brighton. Pour les autres, je vais te faire confiance et m'en dispenser. Et c'est parce que je te fais tout autant confiance que j'ai lancé, sans appréhension aucune, l'EP Chronic des Anglais.es. Validé d'entrée de jeu. Indie/punk bien sympatoche, comme j'aime, et je ne trouve pas le chant de Jo si faux que cela. Ce qui m'a davantage surpris, c'est le dernier morceau éponyme, où ce n'est pas elle qui chante, mais Tom le bassiste. Je n'ai pas compris pourquoi, d'autant que j'ai vu après que c'était ce titre qui avait été mis en avant par un clip. Et s'il est bien cool, dans la lignée des autres musicalement, ce chant masculin dénote un poil par rapport au reste de leur (trop courte) discographie. Le renfort de Lande Hekt (ex Muncie Girls) sur "Skeletons" dans l'EP du même nom était plus convenu, même si j'ai eu beau le remettre 3-4 fois, j'ai eu du mal à distinguer la voix de Lande de celle de Jo. Ah, si, finalement elle a bien deux lignes vers la fin. Tiens, je t'ai déjà confié que j'avais songé à te proposer Muncie Girls, justement, en tuyau officiel ? Non ? Bon et bien tu iras de ce pas écouter l'excellent album From Caplan to Belsize (2016) et le très bon Fixed ideals (2018). Je te rejoins également sur le cool riff à 3'08 de "Stomach ache" et c'est marrant car iels réitèrent sur "Brave", le morceau suivant, au quasi même perfect timing.

Haters - band Si les Haters de Brighton n'ont même pas de LP à leur actif, que dire du trio de Brisbane ? Cinq « pauvres » singles éparpillés en quatre ans, dont deux semblent des avant-premières d'un album Non-violent à paraître prochainement. Il était annoncé pour mi 2023 quand est sorti "Quit my job" en avril 2022. Fin novembre 2023, on a depuis qu'un seul "Young ones" à se mettre en plus dans les esgourdes. Tu aurais pu attendre que le groupe ait plus de consistance pour me le proposer, bordel ! C'est la dèche de matières premières, on dirait... Mais là encore, tu es tout pardonné. Car il faut avouer que cela tombe à point nommé avec ton actualité professionnelle que la découverte et l'écoute de ce "Quit my job". Si je ne te connaissais pas, je pourrais presque penser que tu mythonnes pour provoquer ce perfect timing mais non. J'espère que ton futur ex boss ne lit pas le W-Fenec, il pourrait apprendre ton départ avant que tu ne signes quoi que ce soit avec le nouveau, et que tu lui annonces officiellement. Mais si tu es tout pardonné, et que j'ai bien pris soin de mettre des guillemets à "cinq « pauvres » singles", c'est avant tout car ils défoncent ! Tu peux remercier Nico de t'avoir encore une fois sauvé la mise et je suis content d'apprendre qu'il va mieux.
Sur ce titre, "Quit my job", qui est le premier que j'ai écouté, j'ai eu l'impression d'entendre des hardcoreux qui se mettaient à la pop, et comme Lovers ou plutôt The Loved Ones (si tu ne connais pas, fonce sur ce band de Philadelphie) était déjà pris, iels ont décidé de s'appeler Haters. Bien ouéj et bonne bio Bandcamp, je valide. Sur les précédents, "Dead" et "Haters", je ressens davantage des influences garage/punk, mais peut-être est-ce dû à la prod' qui est plus brouillonne, étouffée. En tout cas question troubles mentaux, le guitariste/chanteur Jai Sparks ne semble pas en être épargné, si l'on se penche un peu sur les paroles, tout comme celles de "Feel better", leur titre le plus ancien. « I walk into the lightning to feel better. Hold my breath under water to feel better... » J'espère que lui aussi va mieux, et je suis bien impatient d'entendre l'album promis dans son intégralité car les deux premiers extraits font bien saliver. Tu as réussi à me frustrer, salopiaud (bis) ! En plus, iels ont l'air de s'être fait plaisir en allant enregistrer au Canada chez Scott Middleton de Cancer Bats et en confiant le master à Brian Lucey, qui a bossé avec Arctic Monkeys, The Black Keys... Ça s'entend, il y a clairement une différence de son avec ce qu'iels ont fait avant et j'ai vraiment envie d'entendre la suite. Hum, je l'ai déjà dit je crois. Mais je me répète, ce n'est vraiment pas sympa de me faire un coup comme ça ! Depuis quand deux demi tuyaux ça fait un vrai tuyau ? Je suis à deux doigts de te faire copier des lignes : « Je ne fournirai plus un bon tuyau qui n'a pas sorti ne serait-ce qu'un EP complet. »... Encore un groupe que je vais suivre de près, grâce à toi. Tiens, c'est les soldes en ce moment, enfin le Black Friday, bref un truc pour nous faire encore plus consommer, et figure toi que j'ai trouvé un autre Haters sur Bandcamp. Il vient de République Tchèque et est bien vénère en revanche, à base de d-beat/crust/punk hxc, mais ça se laisse écouter. Trois tuyaux en un, c'est Noël chez HuGui(Gui) ! On se retrouve en 2024 dans un format plus classique... ou pas. (GC)