Affiche du concert des Dropkick Murphys à l'Olympia Retrouver les Dropkick Murphys deux ans pile-poil dans ce même Olympia après avoir été époustouflé par leur prestation, il n'en fallait pas moins pour faire grimper l'excitation. Et ce show arrive à point nommé pour nous réchauffer car dehors le froid de saison a plutôt tendance à nous paralyser. Ce soir, la première partie est assurée par The Bouncing Souls, groupe majeur de la côte Est américaine en matière de punk survitaminé. Le quatuor termine ses derniers morceaux lorsque nous prenons place non sans avoir eu affaire à ces fameuses "placeuses à tip", certes très jolies mais contraire aux valeurs de cet idéal rock souvent confronté tous azimuts à la logique marchande. Le temps d'apercevoir un chanteur mou sur une musique plutôt fadasse, comparé à ce qui va suivre, nous rechargeons les batteries en houblon en contemplant la belle audience se dressant devant nous. La salle est pleine, chauffée à bloc, le show peut commencer.

Les lumières tombent, "Foggy dew" version Sinead O'Connor berce l'antre olympienne envahie d'intenses "Let's go Murphys !". Une rengaine pour celles et ceux qui ont déjà vu les Dropkick Murphys à l'œuvre, il s'agit véritablement ici d'une réunion de famille venue applaudir son groupe. Qu'ils soient supporters du PSG (où on a pu entendre des chants scandant le nom du club), cravatés ou crêtés, les membres du public chantent à tue-tête chaque morceau proposé par les sept Bostoniens bien en place et ultra-motivés ce soir. C'est avec une débauche d'énergie punk à base d'instruments folkloriques (cornemuse, accordéon, mandoline), que les Dropkick Murphys enchainent leurs classiques ("Johnny I hardly knew ya", The state of Massachusetts", "I'm shipping up to Boston") et délivrent sans vergogne les titres de Going out in style, le petit dernier en date. Le groupe surprend l'audience en passant admirablement en mode acoustique au milieu du set le temps de quelques chansons puis décide vers la fin de faire monter une cohorte féminine pour l'aider à chanter la fameuse "Kiss me I'm shitfaced". Un beau bordel sur scène qui reflète le côté fraternel de cette formation généreuse et de sa musique enclin à la fête. Le bouquet final restera comme la cerise sur le gâteau lorsque "TNT" d'AC/DC résonne entre les murs de l'Olympia. Le public est aux anges après 1h30 de spectacle sans grand défaut et est à l'image des Dropkick Murphys, il donne tout autant qu'il reçoit. Les lumières s'allument, "Thank you Murphys !"