Dropkick Murphys : that gangs are all here Salut mon gars, ce n'est pas la première fois que vous venez en France ?
Non, on est déjà venu deux fois en fait. La dernière fois c'était en mars 2001 à Toulouse, on avait eu énormément froid... et là il fait bon. C'est comme à Boston, un coup il fait 0° et le lendemain on étouffe !

Cette année vous serez quasiment le seul groupe vraiment punk ?
Oui, je n'ai jamais entendu parler des groupes avec qui nous jouons ce soir (ndr : tu m'étonnes : Superbus, Spook & the Guay et les Wampas !). On espère qu'il y aura quand même quelques fans, on n'a jamais été déçu par nos concerts en France.

Vous allez enchaîner sur le Vans Warped Tour, ça risque d'être complètement différent.
Encore une fois, on va tourner avec pleins de groupes de la scène punk américaine. Mais on préfère quand même les petites salles, le contact humain dans les bars où on a pu jouer. Au Vans Warped, les gens sont derrières des barrières à 10 mètres, c'est horrible.
Vous semblez effectivement très heureux sur scène.
En tant que batteur, j'ai une vision très spéciale de la scène, je vois les autres s'éclater. On se sent bien sur les planches, c'est notre élément !

Ca se sent quand on écoute votre album Live At The St-Patrick, il est tout simplement incroyable, vous avez un secret ?
On a enregistré cet album chez nous, à Boston, devant 2000 personnes qui nous connaissent depuis super longtemps et avec qui on a partagé beaucoup de choses. C'était une ambiance exceptionnelle chaque jour, et comme on a pris le meilleur des trois jours de concert, ça ne pouvait être que bien.

C'est difficile de sortir un bon album live, non ?
C'est surtout difficile de retranscrire sur un album l'énergie du live, qui est je pense notre plus grande force. On se pose plus de questions sur l'enregistrement de Blackout (le prochain album) que sur un live, où l'on se contente de réutiliser telle quel notre performance sur scène.

Vous vous sentez plus américain ou irlandais ?
Dropkick Murphys : live on st patrick's day Américain, définitivement ! Nous sommes nés aux USA, nous y vivons, notre culture est américaine... mais le fait d'habiter à Boston est important pour nous, car nous sommes toujours attachés à nos pubs, aux chants de nos grand-pères !

Vous avez joué à Dublin récemment, comment y êtes-vous perçus ?
Les Irlandais nous connaissent bien, les immigrants irlandais sont tellement nombreux que cela semble normal à tous. Nous ne sommes pas des irlandais, mais pour eux nous ne sommes pas non plus des étrangers.

En France vous êtes considérés comme les seuls punks celtiques de la planète, ça vous convient comme définition ?
Les seuls ? C'est sans doute parce qu'il existe plus de groupes traditionnels irlandais qui mettent un peu de punk dans leur musique (comme les Pogues) que le contraire comme nous. Nous sommes avant tout des punks, et nous aimons y mêler parfois des instruments et des rythmiques irlandaises.

<b<Tu parles de punk, que penses-tu alors de la scène power-pop américaine que certains appellent punks ?
On peut être punk par l'attitude ou par la musique. Et eux n'ont rien du tout ! Ils n'ont aucune éthique punk, leur musique est banale et tout ça ressemble de plus en plus à un gros coup marketing... Que puis-je te dire de plus !

Mes questions stupides pour la fin : Dropkick Murphys vient de Murphy's Law ?
Oh non, rien à voir avec la loi de Murphy et ces conneries de fatalité ! Ni avec le super groupe de New York ! C'est juste que l'on est fan de foot américain et d'un joueur de Boston qui s'appelait Murphy : il a eu de graves problèmes d'alcoolisme, enfin bref, c'est une longue histoire !

Comme vous êtes à moitié irlandais, vous pouvez me dire quelle est la meilleure bière du monde ?
Hum.... Budweiser ? Ou la Guiness ? En fait ça dépend de l'occasion, on boit la Budweiser quand on va aux matchs, la Guiness c'est pour les soirées entre amis !
Okay, thanks, let's go Murphys !
Thanks guy, see you tonight in a pub !