The Dresdens Dolls @ The Scala The Dresdens Dolls @ The Scala Plus de moyens que leur show à la Scala (voir : Dresden Dolls @ The Scala (London)) et donc plus de premières parties ! Thomas Truax commence le show très tôt, l'Astoria ayant ouvert ses portes à 18h, des instruments bricolés, des chansons dans la même veine D.I.Y., un peu étrange, un vol de papillon propulsé par un ventilateur de poche irritant une guitare brouillon. Une deuxième partie improvisée, avec Bang On!, pas vraiment prévu au programme, puisqu'ils ne sont pas payés ce soir, mais Amanda fait la promotion des deux seaux rouges flashy qui circulent dans la salle pour eux et se remplissent à la hauteur de l'énergie qu'ils dégagent. Une prestation fulgurante, à la croisée des chemins entre Les poubelles boys et Stomp, une rythmique endiablée sur des percussions de fortune : bidons, plats d'aluminium, vielles gourdes, manches de guitares, la scène de l'Astoria servant également de batterie, la symbiose du couple de percusionnistes est admirable.
DeVotchKa prend pied sur scène, un tuba, une contrebasse, un accordéon, un violon, une mandoline, une trompette ou une guitare, c'est un joyeux bordel musical qui s'assemble là et qui débarque tel Zo rro, uneceinture rouge à la taille et la bouteille de vin assortie à la main. Un méchant problème de sonorisation empêchera une appréciation confortable et pour cause, le violon était inaudible ! Chansons fluides, avec un accent espagnol, quand les Rageous Gratoons rencontre Llhassa, le groupe accueille même Amanda et Brian pour une chanson qui fait trépigner le public d'impatience.
Un show des Dresden Dolls sans les artistes qui les accompagnent serait sans doute fade, on voit donc déambuler quelques mimes et des personnes déguisées façon Belle-Époque, sans compter l'installation cinématographique Future Cinema avec ses écrans captivants et ses automates humains, se trouvant près du bar du premier étage.
The Dresden Dolls : Scala 2005 The Dresden Dolls : Scala 2005 Deux pièces de tissu rouge prennent place suspendus au dessus de la scène, clou du cabaret de ce soir, une charmante nymphe vient présenter un numéro d'accrobatie aérienne, suspendue à ces deux rideaux rouges qui lui servent de liens, de cordes et de filets. Le Punk-Cabaret aux portes du cirque ! Le public reste bouche-bée devant les évolutions impressionnantes de la belle et retient son souffle.
Tête d'affiche du concert, après toutes ces diversions, The Dresden Dolls prend place sur scène, après avoir lancer des fleurs au public, l'instant s'intensifie, le groupe enchaîne un "Sex changes" qui tient parfaitement sa place de premier morceau, un "Missed Me" frissonnant, avec des baguettes de batterie qui volent en travers de la scène. Le groupe est en pleine forme, complice, espiègle et surtout rodé au live. Tiré de Yes, Virginia..., on retrouve ensuite les titres "Modern Moonlight" et surtout un "Backstabber" très énergétique, qui cependant ne fera pas oublier l'impression de l'album. Ç'en est quasiment finit du deuxième album, The Dresden Dolls se concentrant sur les hits du premier album, "Half Jack", "Good day", "Coin-operated boy", un "Girl anachronism" dantesque, dense et punk, transcendant le public sans doute ni problème. Une fois le concert commencé, le groupe reste concentré sur ses titres, offrant des titres magiques, où l'on plonge avec bonheur et extase.
Comme précédemment, le groupe se livre à l'exercise des reprises, avec "War pigs" et "In the port of Amsterdam", déjà entendu lors de la tournée précédente. Amanda introduisant le titre de Jacques Brel en parlant d'un chanteur français, des protestations se font entendre du public, cosmopolite, comprenant apparemment des français et des belges éructant leur mécontentement. Côté nouveauté, le poignant "Hallelujah" de Jeff Buckley qu'Amanda jouera en solo, la larme à l'oeil, apporte du contraste à ce concert intense.
Un concert absolument magique, The Dresden Dolls a conquis le public venu en nombre, avec une seule ombre au tableau, le peu de titres de Yes, Virginia... et surtout l'impression de déjà-vu avec une set-list très semblable à la tournée précédente.