D.Lud

Biographie > Danièle Ludvig

D.Lud c'est un mélange de pop, voir post-pop, si tant est que celà existe, d'électro, d'inspiration églantine. Mélangeant allègrement samples, synthés, guitares, percus, claviers, que la pop, l'électro, la tendance industrielle des années 80, le semblant pessimiste des années 90, la digestion pop mondiale et de ses différentes courants porteurs. Mené par une voix particulière, ni trop froide, ni trop chaude, un peu difficile à domestiquer, une voix qui s'apprivoise avec écoute et attention. La voix et l'âme de D.Lud c'est danièle ludvig. Naviguant entre tous ces horizons musicaux, écopant de la mélodie, et hissant la grand voile sur des océans introspectifs, D.Lud s'illustre dans cette voie post-pop qui émerge.

D.Lud / Chronique LP > D.Lud

D.Lud Pas le temps d'une intro pour mettre en place le balancement de la batterie, la pluie légère de guitare, que la voix s'insinue, légèrement, mais omniprésente, envahissant l'espace. Faisant preuve d'initiative, et d'originalité, la voix garde sa teinte froide, son spleen, et son charme étrange. "Le jeu des 7 familles" en vaut déjà la chandelle, que l'atmosphère se dessine, ténue, et parsemée. Subtile présence du synthé, groove décalé, voix en écho, plus que vibrante, qui s'insinue dans les veines, un à un qui s'échappent et réapparaîssent, puis comme un seul homme s'élève dans l'espace. D.Lud annonce là sa marque de fabrique, réflexion instrumentale, introspection mélodie, pas d'effusion inutile. Mais quand tout se mèlent, c'est une explosion d'émotions, de tristesse, de bonheur, d'envie. -Balance, et pense au beau-. Encore cette atmosphère pop épurée, tendance industrielle édulcorée, les D.Lud ont digérés avec patience leurs influences, pour livrer leur post-pop introspective. La voix se promène avec aisance dans le paysage musical dressé par le synthé, la batterie, la légèreté sombre des voiles tricotés. La guitare se glisse dans son accompagnement, sans tirer le drap à elle, le synthé remplit son univers, tissant ses notes doucement. "La chanson sans calcium", une chanteuse, sur une estrade, chantant sous une pluie fine, froide, sombre, un vieux café, qui les acceuille sous les nuages, voilà le décor dans lequel D.Lud joue le mieux. L'air se réchauffe, se tend inévitablement, dans le Mélo de D.Lud, la guitare embraye la pédale de disto, la voix prend un peu de retrait, tout en étant doublé. Break, changement de ligne, la batterie se fait moins répétitive, plus présente, le refrain amène son changement, puis sa reprise lancinante, son rythme synthétique, sa fin en désespoir. "Virgule" continue dans la veine lente, intimiste, sombre, orchestration light et organisée, le ciel se soulève, le vent s'emporte, mais ne convainc pas ici. "Garibaldi", son beat binaire bien senti, pesant, ses petites voix en fond sonore, son synthé qui lève la tête, mélodie décharnée, ses apparitions ectoplasmiques de guitares, son mugissement caverneux et lointain, "la dame blanche" s'éveille, hante, chante, charme, émerveille, grandiose au possible, le flux et le reflux bas, roule, contrepoint apaisant. Excellent. "La suite", roule sa bosse indus, ses samples hypnotiques, sa cold-wave accélérée, et son orgue inquiétant. La mélodie sourde de l'orient, colorant les tentures de ses épices, aidée par le balancement appuyé du beat, la voix se noie dans ce torrent musical, -Pyrolise légère-, l'accompagnement met le feux sur la partition. Re-excellent. Nuances nouvelles, mais toujours cette alchimie D.Lud, lancinante, accrocheuse, mais avec une mélodie à la basse. Chambre à part, chargés en paroles, puis qui s'envole, se laissant aller vers la fin, sur des hauteurs aux charmes indélicats. D.lud, conglomérat post-pop à fusion indus, dans les accents sonores du beat surmontée d'une mélodie ciselée.