Le phénomène rock de Brighton Ditz, et chouchou de Joe Talbot d'Idles au passage, a présenté en janvier une suite au très bon The great regression, sorti en 2022. Un deuxième album qui a nous laissé un avant-goût en novembre avec le single "Taxi man", titre un peu quelconque et monotone, qui ne décolle jamais vraiment, en comparaison à ce qui nous avait séduit avec leur premier album. Après coup, il s'agissait du premier vrai morceau de l'album ("V70" n'étant qu'une plage sonore introductive), une manière de préparer l'auditeur à la suite... un peu différente. Never exhale, écrit en tournée, commence vraiment à être intéressant à partir de "Space/smile", la troisième plage qui reste à mon sens l'un des meilleurs morceaux, et ce malgré sa courte durée. On y retrouve la fougue du quintet, son explosivité et son chant particulièrement expressif et multiforme qui fait toute la différence. La force de ce disque réside dans l'interprétation sonore de ses thématiques lourdes de sens : la haine, combattre avec ses démons, la politique... Bref, ça ne sent pas la joie dans cet album, et les Anglais le démontrent avec des rythmiques tendues, des guitares qui poussent des clameurs, une basse puissante qui remue les tripes, soutenu par un Cal Francis, leur frontman, en très grande forme. Conseil : allez les voir en live, l'effet est surmultiplié.
Publié dans le Mag #65

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