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Biographie > la distillerie

groupe en 2003 Le groupe se forme en 1998, autour d'une charmante demoiselle australienne, du doux nom de Brody Armstrong. Armstrong puisqu'à 18 ans, elle épouse Tim Armstrong, gratteux de Rancid... Elle aurait pu sagement rester à la maison comme toute bonne femme au foyer... (ahah) mais non, la belle a la bougeotte, et son mot à dire, elle parcourt les scènes punks à chiens avec son groupe, sa guitare et sa voix. La line-up change, aujourd'hui elle est soutenue dans son itinéraire destroyisant par Tony à la gratte, Ryan à la basse et Andy à la batterie. Ses mentors : Rancid, forcément, mais on pense aussi au groupe X, mené par la madame punk des années '80, Exene Cervenska et aussi à Hole, notamment pour la voix première époque de Courtney.
En 2000 sort The distillers, premier album du groupe dans la plus pure et dure lignée punk destroy, avec un gentil toutou en cover, puis suit en 2002 Sing sing death house et en 2003 Coral fang. Entre temps la demoiselle a changé son nom pour Brody Dalle. De passage à Paris en novembre 2003, le groupe a réellement fait exploser La boule Noire et compte revenir en février 2004. On en espère bien la même furie dégoulinante.

The Distillers / Chronique LP > Sing sing death house

the distillers : sing sing death house Deuxième et (à mon avis), meilleur album des Distillers à ce jour. Il est vrai que Sing sing death house est Rancidien, furieux, peut-être même avec un goût de déjà vu pour les puristes. Mais il est aussi féminin, sulfureux que crade et distingué. Un album que Courtney Love (Hole)aurait peut-être rêvé de faire... il y a dix ans.
Là c'est Brody qui mène la danse, elle pousse sa voix dans toutes ses limites, de la chansonnette aux cris les plus rauques qu'elle puisse sortir. Les riffs de guitares s'enchaînent sur un son sali, la basse résonne bien. D'une chanson à l'autre on se retrouve dans une cave souillée par la bière, quelques crètes au loin braillant, deux doigts tendus au plafond. les images défilent, Johnny Rotten et ses compères, Nina Hagen, pourraient être là, entrain de doucement rigoler sur ces djeuns qui font du punk. Et pourtant.
Si certaines (excellentes) compos laissent deviner une suite qui sera accrocheuse, commerciale et plus pop ("I am a revenant", "City of angels", "Young girl"), on reste dans le pur, brut, punk à chiens "de luxe" avec d'autres titres tels que "Seneca falls" ou "Sing sing death house". Certaines chansons évoquent la douce déliquescence des années 70/80 ("The young crazed feeling") ou d'autres carrément plus violentes ("Bullet and the bulls eye") font intervenir les confrères de Rancid, donnant aussi un aperçu de ce que sait faire The Distillers dans ses moments les plus déchaînés.
On termine avec des titres comme "Hate me" ou "Desperate", aux accents grungiens et bien noise, à la limite trashouillant, qui ne nous laissent d'autres alternatives que d'aller nous taper les têtes contre les murs une blonde à la main.

The Distillers / Chronique LP > Coral fang

the distillers : coral fang Si Brody Dalle ne se fait plus appeller Brody Armstrong depuis son divorce avec le leader des Rancid, The Distillers peuvent se réjouir de la compter encore dans leurs rangs à l'aube de leur dernier album. Le ton est donné dès la pochette où l'on nous apprend succintement que l'artwork originel (un dessin de femme en sang sur une croix) a été purement et simplement censuré, rock'n'roll nous voilà, tremblez pauvres pêcheurs. Et ce n'est qu'alors que la voix de Brody (Courtney ?) rentre en scène pour confirmer notre dernière impression, les Distillers sont un putain de bon groupe à mi-chemin entre le punk rancidien (!), le grunge des familles et la folie des riot girls d'époque ("Die on a rope"). Grosse basse ronronante, guitares scisailles, "Plastic fang" va même chercher (de plus en plus souvent) Hole sur son terrain (le nirvanesque "The gallow is god") avant de lâcher la bride sur un "Death sex" sauvage ou de se la jouer acoustique dérapant sur "The hunger". A l'image de sa chanteuse, The Distillers ont gagné en maturité, en maîtrise ("Hall of mirrors" ou "Love is paranoid" suffisent a nous convaincre de leur classe), et semblent désormais prêt à sortir de la zone des reléguables pour briguer la montée en division supérieure. Allez Brody, fais pas la gueule.