Deuxième et (à mon avis), meilleur album des Distillers à ce jour. Il est vrai que Sing sing death house est rancidien, furieux, peut-être même avec un goût de déjà vu pour les puristes. Mais il est aussi féminin, sulfureux que crade et distingué. Un album que Courtney Love (Hole)aurait peut-être rêvé de faire... il y a dix ans.
Là c'est Brody qui mène la danse, elle pousse sa voix dans toutes ses limites, de la chansonnette aux cris les plus rauques qu'elle puisse sortir. Les riffs de guitares s'enchaînent sur un son sali, la basse résonne bien. D'une chanson à l'autre on se retrouve dans une cave souillée par la bière, quelques crètes au loin braillant, deux doigts tendus au plafond. les images défilent, Johnny Rotten et ses compères, Nina Hagen, pourraient être là, entrain de doucement rigoler sur ces djeuns qui font du punk. Et pourtant.
Si certaines (excellentes) compos laissent deviner une suite qui sera accrocheuse, commerciale et plus pop ("I am a revenant", "City of angels", "Young girl"), on reste dans le pur, brut, punk à chiens "de luxe" avec d'autres titres tels que "Seneca falls" ou "Sing sing death house". Certaines chansons évoquent la douce déliquescence des années 70/80 ("The young crazed feeling") ou d'autres carrément plus violentes ("Bullet and the bulls eye") font intervenir les confrères de Rancid, donnant aussi un aperçu de ce que sait faire The Distillers dans ses moments les plus déchaînés.
On termine avec des titres comme "Hate me" ou "Desperate", aux accents grungiens et bien noise, à la limite trashouillant, qui ne nous laissent d'autres alternatives que d'aller nous taper les têtes contre les murs une blonde à la main.
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The Distillers : Chronique LP
Sing sing death house
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