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The Disciplines / Chronique LP > Virgins of menace

The Disciplines - Virgins of menace Un album comme celui-ci, c'est toujours deux "parties". Rock's My Ass Records d'un côté ou l'histoire d'un label tout ce qu'il y a de plus frenchy, qui aime la musique sans aucune frontières géographiques et qui se cantonne à ne sortir qu'une toute petite poignée de disque par année, mais qui le fait plus que bien à chaque fois (cf : Atomic Garden, Dani Llamas, Lukestar...). The Disciplines de l'autre, un projet pop-garage-rock tout aussi mondialisé (3 norvégiens + 1 américains signés sur une structure française), qui à peine un an après un premier album remet déjà le couvert avec une suite reprenant à la virgule près la recette qui avait fait la réussite de l'effort inaugural. Et accessoirement toujours le même sens de la punchline en guise de titre : cette fois Virgins of menace.
Une douzaine de nouveaux titres, quelques 33 minutes et 17 secondes d'une seconde levée mêlant habilement les séquences rock garage à l'américaine et les motifs indie-pop-rock anglo-saxons pour des morceaux remplis de fougue et de cette immédiateté électrique qui remue les tripes à l'ancienne. ("For you I walked over the line", "Some kind of sickness", "Kill the killjoy"). Ouvertement old-school dans l'écriture des compos, The Disciplines l'est aussi dans son interprétation qui à la manière des Kinks distille une efficacité redoutable dans son registre ("The war's not over"). Ce son pop-rock qui mélange modernité classe et textures par instants 60's avec toujours cette aisance à écrire des chansons qui s'écoutent avec un plaisir évident ("Emily").
Pas foncièrement révolutionnaire sur le fond comme le forme (même si le groupe a osé un "Fate's a strong bitch" avec la grande prêtresse de l'indie underground Lydia Lunch, pas forcément le meilleur "truc" qu'ils aient proposé à ce jour soit dit en passant), Virgins of menace enchaîne les titres de manière à proposer un cocktail pop-garage et indie-rock toujours cohérent et plutôt inspiré ("Take off that halo", "Everything forever (Pig wars)"), délicieusement aiguisé pour qui aime ce type de musique.

The Disciplines / Chronique LP > Smoking kills

The Disciplines - Smoking kills Quand d'ex-membres de Briskeby, électro-pop norvégienne méconnue dans nos contrées, rencontrent un Ken Stringfellow à la discographie longue comme le bras (Big Star, Lagwagon, REM, The Posies...), cela donne The Disciplines. Soit un pur condensé de pop-garage électrique mais pas trop, saturée oui, juste comme il faut. Du son et des arrangements autant influencés par la scène pop-rock anglo-saxonne que la mouvance rock garage scandinave, pour un résultat baptisé Smoking kills et sorti chez un label frenchy, celui-là même qui s'est occupé du cas Atomic Garden (Rock's My Ass donc), la classe en sommes. Un gage évident de qualité donc malgré une pochette un peu improbable.
Et si le premier titre signé The Disciplines ne parvient pas réellement à convaincre, la faute à des motifs rock un peu trop convenu, la suite, gagne progressivement en percussion et efficacité. Des tubes aux refrains entêtants, cet album en est gorgé. "Wrong lane", "Get it right", plus les morceaux défilent et s'enchaînent sans fausse note, plus on accroche. Le savoir-faire est évident, les fondamentaux parfaitement respectés, mais au-delà de ses simples considérations techniques, le groupe dévoile une vraie qualité d'écriture. Un titre pop-rock qui reste des heures dans la tête c'est tout ça. Il n'y a pas de secret, soit, ça fonctionne, soit ça ne marche pas si bien que ça. Et là, ça marche plutôt pas mal, surtout sur des compos de la trempe de "Best mistake" ou "Falling knives".
Rayon originalité et expérimentations barrées, on repassera, The Disciplines évolue en territoire connu et recherche avant tout le plaisir immédiat des tympans. Malgré quelques passages un peu dispensables parce que vus et entendus mille fois ailleurs ("There's a law", "Hurricane"), un sens de la ballade radiophonique peut-être trop mainstream mais qui cartonne sur les ondes ("Oslo" quand même...), l'attelage américano-norvégien a des qualités mélodiques à faire valoir, une basse bien imposante et des guitares savamment affutées, comme sur "I hot tired" ou "Cause or fx" deux autres titres où le groupe démontre qu'il est plein de vitalité accrocheuse et de fougue électrique. On n'en attendait pas moins de lui...