The Disciplines - Smoking kills Quand d'ex-membres de Briskeby, électro-pop norvégienne méconnue dans nos contrées, rencontrent un Ken Stringfellow à la discographie longue comme le bras (Big Star, Lagwagon, REM, The Posies...), cela donne The Disciplines. Soit un pur condensé de pop-garage électrique mais pas trop, saturée oui, juste comme il faut. Du son et des arrangements autant influencés par la scène pop-rock anglo-saxonne que la mouvance rock garage scandinave, pour un résultat baptisé Smoking kills et sorti chez un label frenchy, celui-là même qui s'est occupé du cas Atomic Garden (Rock's My Ass donc), la classe en sommes. Un gage évident de qualité donc malgré une pochette un peu improbable.
Et si le premier titre signé The Disciplines ne parvient pas réellement à convaincre, la faute à des motifs rock un peu trop convenu, la suite, gagne progressivement en percussion et efficacité. Des tubes aux refrains entêtants, cet album en est gorgé. "Wrong lane", "Get it right", plus les morceaux défilent et s'enchaînent sans fausse note, plus on accroche. Le savoir-faire est évident, les fondamentaux parfaitement respectés, mais au-delà de ses simples considérations techniques, le groupe dévoile une vraie qualité d'écriture. Un titre pop-rock qui reste des heures dans la tête c'est tout ça. Il n'y a pas de secret, soit, ça fonctionne, soit ça ne marche pas si bien que ça. Et là, ça marche plutôt pas mal, surtout sur des compos de la trempe de "Best mistake" ou "Falling knives".
Rayon originalité et expérimentations barrées, on repassera, The Disciplines évolue en territoire connu et recherche avant tout le plaisir immédiat des tympans. Malgré quelques passages un peu dispensables parce que vus et entendus mille fois ailleurs ("There's a law", "Hurricane"), un sens de la ballade radiophonique peut-être trop mainstream mais qui cartonne sur les ondes ("Oslo" quand même...), l'attelage américano-norvégien a des qualités mélodiques à faire valoir, une basse bien imposante et des guitares savamment affutées, comme sur "I hot tired" ou "Cause or fx" deux autres titres où le groupe démontre qu'il est plein de vitalité accrocheuse et de fougue électrique. On n'en attendait pas moins de lui...