dionysos : live dionysos : live Les Bubblies ouvrent la soirée face à un public qui, en grande partie, les découvre, même si on capte la radio de djeuns Le Mouv', c'est pas pour ça qu'on l'écoute... Un gros son de basse et un morceau instrumental lance le concert sur de bons rails, très réactifs et proches du public, les toulousains plaisantent sur la température et gardent le cap vers la bonne humeur avec "La mouche". Sans être révolutionnaire, leur pop rock est fort sympathique quand il est chanté en français, quand on passe à l'anglais, ça ripe un peu car si Eric n'a que peu l'accent toulousain, il n'a pas du tout l'accent britton et les comparaisons avec les groupes power-pop d'outre-Manche sont alors implacables pour les petits frenchies... Dommage car il y a de bonnes idées... Comme ce "Memories" écrit en souvenirs de Micka... Ne gardons que les bons souvenirs...
La scène dévoile ensuite les arbres-lumières de Dionysos qui mettent le feu illico presto avec "Giant Jack", depuis l'avant-scène Mathias flatte le public de l'Aeronef qu'il connaît par coeur (c'est leur cinquième visite !), la chaleur dégagée par la salle envoie la veste du valentinois sur une des branches derrière lui, il est clair que la météo s'est plantée dans ses prévisions, il fait bien plus chaud à Lille que partout ailleurs... Aprés un petit tour dans le passé, revoilà le présent avec "L'homme qui pondait des oeufs" et un public "champion du monde du cri du poulet", ça fait toujours plaisir ! S'enchainent les autres tubes de Monsters in love que sont "Miss Acacia", "Tes lacets sont des fées" et l'explosif "retour de Bloody Betty", Babet, Stephano, Miky, Rico (qui a non seulement construit sa batterie en carton mais aurait également le stade de Lille...) et Guillermo jouent avec leur(s) instruments, ont le droit à des acclamations persos (tout comme l'ingé son qui la mérite largement !). L'ambiance retombe un court instant pour "Ciel en sauce" et un medley de vieux titres, il est clair que la vie du groupe avant le Jedi n'a pas marqué tous les spectateurs de ce soir... Cette sensation sera renforcée avec le "Song for jedi" repris par tout l'Aéro qui frôle alors la transe... Sans prendre le temps de souffler le bondissant Mathias nous sert ensuite "Mc Enroe's poetry", et le délire touche à son paroxysme quelques minutes plus tard avec "Mister chat"... Les Ta gueule le chat du public l'amène à être "en finale de coupe du monde de "Ta gueule le chat", Mathias s'enflamme alors, dribble les mots et se permet un petit pont sur Materrazi (hué) et nous demande le plus beau "Ta gueule le chat" de la tournée... Lille s'exécute et nous sommes champions du monde de "Ta gueule le chat" !!! Pour le rappel on a le droit à "Longboard blues" puis à un très joli "Neige", on pourrait alors penser que le concert reprend les grandes lignes du dernier album et qu'on va s'arrêter là... Mais les Dionysos ont de l'énergie à revendre et lachent le bouquet final "Midnight letter" / "Coccinelle", une fois de plus Mathias va faire du surf sur le public mais ne traverse pas la salle pour aller jusque la table de mixage, non, il décide ce prendre les escaliers pour rejoindre, en slammant, le balcon... de là haut, il prend les lunettes d'un Lillois et théorise avec le style de l'intello sur "Giant Jack" avant que tout le monde n'entonne le Giant Jack is on my back. Un final monumental bien entendu, Miky et Rico vont eux aussi nager dans le public, c'est terminé, Dionysos nous salue... Nous vivons alors la plus longue ovation lors d'un concert... Le son est coupé mais l'intenable Mathias est de retour pour chanter a cappella et sans micro "Tokyo montana". Incroyable mais Dionysos !