Dour 2005 : Didier Super Dour 2005 : Didier Super On le sait cruel, odieux, infâme, excessif et abominable mais... on l'aime, on l'adore, on se l'arrache ! Il s'agit bien sûr de Didier Super. Pour (première) preuve, la sono crache il suffiraaaa d'une étincelle pour alluuumer le feu, bijou de notre rescapé de la hernie discale (et non disqueuse !), avant que le trublion ne monte sur les planches du Cylindre. Autant dire qu'on est tout de suite dans l'ambiance : ça n'a pas commencé qu'on ricane déjà. Et on a pas fini de ricaner (mais aussi rire jaune, se gondoler ou se taper des barres interminables...), que ce soit en voyant débarquer les trois musiciens (guitariste / bassiste / batteur) au look très métal (et franchement caricatural en ce qui concerne le batteur) ou en écoutant la prose du ch'nordiste le plus acide de Douai. Pour ce spectacle, Didier, entouré de son trio, la joue électrique et keupon. Et bien qu'il (me) faille quelques titres pour y adhérer, la recette se révèle être on ne peut plus adaptée !
A l'écoute de ses disques, on savait déjà que Didier Super ne donne aucune limite à ses textes. Sur scène et dans son accoutrement hors-pair, il n'accorde aucun répit au public : "Qu'est-ce qu'elle a la tapette en cuir ?", "Ah ben en fait, t'es pas aussi jeune que je croyais, casse-toi.", "T'es pas à la garderie ? Si ta maman t'as amené ici, c'est qu'elle t'aime pas.", sans oublier de chambrer les mongoliens, les enfants (qu'il faut brûler au lance-flamme !), les pauvres ou... le prix d'entrée fixé à 16 euros (!) qui n'a pourtant pas empêcher la salle d'être complète. C'est après avoir asséné, sans aucune retenue, sa vindicte à la fois crue, bête et méchante, que Didier Super nous sert sa version de l'Hallelujah, savamment massacré, sans honte ni complexe, et constituera selon moi le point d'orgue de sa prestation. En guise d'ultime pitrerie, le saltimbanque se battra avec un pied de micro bien assez longuement (et plombant quelque peu le show) et nous abandonnera en compagnie de Carla Bruni et "il y a quelqu'un qui m'a dit"...
Disque après disque, Dider Super continue de tourner en ridicule le monde qui nous entoure et, lorsqu'il habite la scène, perpétue à faire s'activer nos zygomatiques pour le bonheur des petits et des grands !