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Dewolff / Chronique LP > Wolff pack

DeWolff - DeWolff Si DeWolff a intitulé son nouvel album Wolff pack, ce n'est pas qu'ils se sont mis au metal enragé tel une meute de loups assoiffés de sang mais juste qu'ils trouvaient ça cool comme jeu de mots et qu'après tout, comme le trio a invité quelques potes, ça ressemble un peu à une "meute". Mais on imagine plus les mecs discuter tranquille sur des canap' autour d'un feu de cheminée que de réfléchir (sic) à leur prochaine victime autour d'un bidon où crame un reste d'essence dans une impasse. On est plus sur une image de lévriers afghans que de loups gris. Si on connaît bien le trio, j'avoue avoir dû pas mal googler pour savoir qui étaient leurs potes (des gens de The Dawn Brothers, The Grand East, Judy Blank et quelques autres), même le nom de Ian Peres n'évoquait rien alors qu'il a été bassiste chez Wolfmother. Autant dire que cet album n'est pas franchement marqué par ces collaborations qui apportent surtout quelques petites touches un poil plus exotiques au southern rock assez classique des Bataves. Ici quelques chœurs, là quelques cuivres, là une voix féminine ou un renfort de guitare, un tas de petits trucs qui permettent aux titres de se différencier quelque peu les uns des autres mais on reste dans le mood DeWolff avec une jolie saturation, de beaux effets, un groove calibré et une ambiance ultra chaleureuse. C'est sympa, ça détend mais ce n'est pas non plus un album qui marquera leur discographie...

Dewolff / Chronique LP > Tascam tapes

Dewolff - Tascam tapes DeWolff s'est fait plaisir avec ce nouvel album puisqu'il a été enregistré en mode "challenge" durant les 4 mois d'une tournée à travers l'Europe. Les gars ont déterré un enregistreur K7 Tascam avec micro, un vieux clavier et une boîte à rythme, ils ont branché une guitare sur le bordel et ont gravé leurs idées sur bandes, tout seuls comme des grands. Je peine à croire que l'ensemble n'ait couté que 50 dollars car la bestiole a dû être mixée et masterisée dans un vrai studio et pas uniquement à l'arrière d'un van, ou alors les gars sont vraiment des monstres de la production car le son est vraiment très propre. Pour autant, les Néerlandais ont clairement voulu mettre en avant leurs mélodies et leurs petits riffs sur cette dizaine de titres sans chichi, sans envolée psyché et sans renforts de grosses distorsions stoner. Pour un peu, on n'est pas loin d'un album unplugged où les racines blues et folk du combo tiennent la vedette... avec la boîte à rythme qui permet aux garçons d'expérimenter des sons étranges ("Nothpole blues", "Awesomeness of love"). Amaigries, les compositions passent rarement les trois minutes et si certaines mériteront une reprise plus musclée histoire de voir si elles peuvent prendre de l'ampleur ("Blood meridian", "Nothing's changing"), la plupart resteront des tests ou auraient pu rester des démos. Certes améliorées (on a des chœurs sur "It ain't easy" ou "Let it fly", signe qu'elles sont relativement abouties) mais des "démos" tout de même tant il y a parfois peu à se mettre sous la dent ("Am I losing my mind"). Bref, DeWolff s'est fait un kiff, va pouvoir repartir en tournée et continuer de gagner sa vie avec des chansons sans avoir perdu trop de temps et d'argent à s'enfermer pour écrire et enregistrer.

Dewolff / Chronique LP > Live & outta sight II

Dewolff - Live & outta sight II Si tu n'étais pas à leur petit festoche en 2018 (Dewolffest) à Utrecht (avec 2000 personnes et quelques groupes dont Birth of Joy), tu peux avoir une idée de ce que tu as raté avec ce Live & outta sight II. Pas forcément inspiré au moment d'intituler son troisième effort live, DeWolff l'a appelé comme le précédent, c'est un peu la suite mais pas tout à fait (le titre "Medicine" est présent dans les deux track-lists), ce petit dernier faisant la part belle au dernier opus studio en date (Thurst) avec "Big talk", "California burning", "Double crossing man", "Tombstone child", "Deceit & woo", et "Outta step & ill at ease". Le trio psyche-stoner-blues fait durer le plaisir, étend ses morceaux ("Tired of loving you" gagne deux grosses minutes), laisse de la place au public pour accompagner son trio de choristes sur quelques "hou hou" et soigne les sonorités qui renvoient aux seventies. Ils gèrent parfaitement les temps calmes ("Medicine" notamment) et régalent les amateurs d'Hammond. On peut juste regretter l'absence d'images, un petit DVD aurait été le bienvenu car les gars se démènent sur scène ("Love dimension" !), leur lightshow est soigné et en termes d'immersion, c'est quand même plus sympa.