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Comme beaucoup de groupes, DevonMiles est avant tout un passe-temps... Des répétitions et des concerts le week-end, le boulot, la semaine... Le groupe se crée en 1999 à Orléans et est issu de la fameuse clique qui fait tourner le collectif PP&M (orga' de concerts, promotion du label Opposite Prod) avec notamment des membres de Gravity Slaves ... Une première démo 3 titres, deux EPs 6 titres et quelques changements de line-up plus tard, le groupe sort enfin en 2012 la première sortie long format avec We may lack time, but we don't waste it via Opposite Prod, le label géré par les Burning Heads et qui contient dans son roster des groupes comme Gravity Slaves, Baxters et bien sur les Burning Heads. Que du 100% made in Orléans.

DevonMiles / Chronique LP > We may lack time, but we don't waste it

DevonMiles - We may lack time Il se sera fait attendre ce premier album long-format signé DevonMiles mais le moins que l'on puisse dire, c'est que ça valait diablement le coup. Les gaillards ont eu le temps d'affiner leur punk-rock mâtiné de relents émo (dans le sens At The Drive-In et Fugazi du terme, donc fatalement rien de péjoratif là dedans) et le résultat est plus que satisfaisant.

D'ailleurs, on retrouve dès le premier titre tout ce que l'on demande à un album de ce type, soit des mélodies accrocheuses, une voix plaisante avec un joli grain, des phases qui scotchent rapidement les neurones. "Mr Advice" est donc une excellente entame d'album et une belle prise de contact avec un combo que l'on connaissait finalement assez peu, voire pas du tout même pour certains à la rédac. Et le groupe ne faiblira pas, fort d'un songwriting qui n'a rien à envier à personne : "Golden cage", la seconde piste avec un riff incisif, est ainsi un joli tube à mettre à leur actif, à tel point qu'au bout de deux-trois écoutes, le morceau squatte déjà les neurones de manière assez définitive.

Parmi les autres morceaux de ce We may lack time, but we don't waste it, tous plus excellent les uns que les autres, se démarque agréablement "Lack of time (it's a good place to hide)" et son break aérien qui repart ensuite sur du DevonMiles typique... c'est à dire du tout bon. Et il ne faut pas négliger non plus "Tommy Gavin" dont l'entame mid-tempo et le chant en mode spoken-word me rappelle étrangement le Rollins Band de la grande époque, avant de repartir sur ce punk-rock des familles qui fait carrément du bien par où il passe. On valide donc et plutôt deux fois qu'une.

Ah, et DevonMiles, c'est le vieux monsieur aux cheveux gris qui chapeautait les missions de David Hasseloff dans K-2000 (oui, on a connu les 80's...), c'est dire à quel point ce groupe est respectable, même dans leurs références. Ils peuvent donc être très fier de ce We lack time, but we don't wast it. En effet, aucun gâchis ici. Même le digipack est super joli, c'est dire...