A Devil's Din Montréal est une terre de rencontre. En 2008, l'Anglais David croise la route du Lyonnais Thomas et du batteur Dominique qui vient de l'émirat Abu Dhabi (mais également un guitariste qui n'est plus dans le groupe) et c'est donc au Canada que s'écrit l'histoire de A Devil's Din qui sortira son premier album en 2011. One hallucination under God est leur troisième opus et celui qui nous permet de découvrir leur pop-rock psychédélique fortement marqué par le Pink Floyd époque Syd Barrett (surtout The piper at the gates of dawn et les singles précurseurs que sont "Arnold Layne" et "See Emily play"). On y retrouve donc une basse un peu sourde mais qui marque l'esprit, une batterie feutrée qui gagne en puissance quand il faut renforcer l'intensité ("Eternal now"), des guitares douces, un chant clair dans une ambiance enfumée ("Sea of time") constellée de petits trucs qui donnent ce goût psychédélique à une pop rock clairement datée dans le temps mais qui plaît toujours autant 50 ans après. Et tant pis si certaines mélodies semblent déjà entendues ("Evolution"), l'album est suffisamment bien ficelé pour qu'on l'écoute avec plaisir sans rester bloqué sur la filiation avec les maîtres du genre.