Devianz : Una duna in mezzo all'oceano Voilà, Una duna in mezzo all'oceano est le premier album de Devianz, une dune au milieu de l'océan, un amoncellement de grains de sables sonores en une dune musicale mouvante noyée dans un univers liquide vaste et mouvant, berceau de la vie, avec quelques grains de sel pour fournir quelques ions. 12 titres cristallins et impressionnants; aux premiers abords, passée la première intro mélancolique, c'est la voix de Guyom qui donne les premiers frissons, propulse Devianz en dehors de la galaxie rock habituelle, cette voix qui donne ce caractère spécifique à Devianz, un chant aiguë, sans extrème, sans cris, mais avec douleurs et émotions. Ensuite vient cette basse à la fois ronde, régulière et trébuchante, des mélodies portant guitare et chant, incarnation de la première octave de Devianz, supportant les fondations mélodiques du groupe, cette basse nonchalante sur "Innocente petite chose" est simplement magnifique et la fin du refrain de "Solstice du premier âge" interessant... Frappes régulières, précises et percutantes, la batterie de Devianz brille par sa simplicité et sa justesse, même sur des morceaux plus énervés comme "Eleganz" qui rappelle un Lunatic Age par moment -je vois ses veines-. Arpèges aériens, riffs sombres, des accords de puissance massifs comme des parties acoustiques travaillées avec soin, la guitare de Devianz se fait versatile, et modèle l'atmosphère sonore du groupe avec soin et attention, en sachant se faire oublier si besoin est, "Des parralèles" et "Odalisque 1" en étant des exemples parfaits.
Ce Una duna in mezzo all'oceano est cohérent du début à la fin, avec des titres finaux dantesques, l'exultant dizième titre "тринадцать", l'obscur puis lent et majestueux "bitter landscape / simple de jade".