Deportivo - Domino
Vous allez me trouver cynique, mais il y a ceux qui consultent la rubrique nécrologique des journaux pour savoir qui est parti trop tôt. Et bien moi, je relève ma boîte aux lettres pour constater qu'au contraire, des groupes que je croyais morts et enterrés sont toujours de ce monde. C'est ainsi que Domino de Deportivo m'a été remis par mon facteur pour une chronique dans ces pages. Et mine de rien, c'est une bonne surprise.
Après dix ans sur une major, 2013 voit Deportivo s'autoproduire et créer son propre label. Back to the basics. Ce qui est sûr, ce que ce nouveau départ n'aura pas altéré le talent de composition du trio. Bien au contraire. La pop développée par Deportivo frise le sublime, les morceaux en français écrasant les tentatives dans la langue de Shakespeare. Les guitares se veulent tantôt délicates, parfois rentre dedans, et le talent de composition des Parisiens est incontestable. Les émotions sont présentes, et d'agréables sensations m'envahissent même si l'orgue très présent sonne un peu po(m)peux. En 30 minutes, Deportivo m'a rappelé à mes bons souvenirs de cette scène lo-fi qui, finalement, n'est par morte. Tant mieux.