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Derrière The Delano Orchestra se cache Alexandre Rochon aka A*Delano, guitariste-chanteur (entre autres) et fondateur du label Kütu Folk Records sur lequel le groupe est logiquement signé. Ajoutée de cinq musiciens, la formation Clermontoise alterne, depuis sa création en 2005, pop, post-rock et folk avec brio. Le sextet compte à son actif trois albums dont les noms sont souvent à rallonge. Le petit dernier n'échappe pas à la règle : Now that you are free my beloved love est sorti en octobre 2010.

The Delano Orchestra / Chronique LP > Now that you are free my beloved love

The Delano Orchestra - Now you are free my beloved love L'idée principale serait de faire l'éloge de la lenteur. L'intensité ne se conjugue pas nécessairement avec la puissance du feu et la force des éléments. Ainsi va la musique de The Delano Orchestra, flamme fragile, lueur blême d'une bougie qui s'échappe à l'obscurité.

A cette idée première, l'album Now that you are free my beloved love s'y consacre de tout son être, de tout son corps musical. Comme une marche vagabonde, au long cours et à cette mesure, se lisent les remords et les doutes.

La marche des forçats donc. A la fenêtre, le jour va se lever. La promesse d'une aube nouvelle ? "Not an ending", noté. Le groupe annonce la couleur avec un morceau sacrifié par une voix heurtée, parcellaire qui s'épanche et s'épanche pour donner lieu à quelques explosions inconséquentes. Mais il y a quand même quelques accords délicieux à la guitare et dans les silences se love le filet de voix adolescent du chanteur.

Assez similaire dans sa construction, "Someone I could not hurt" bat le pavé pour une voix blessé et alternative. Une épreuve vocale, qui s'enlise et se réduit au chant des plaintes et de la contrition. Une guitare claire se fraye un chemin et soudain avec le 4/4 claironnant d'une trompette volubile, c'est le renversement, mais pour combien de temps, des états d'âme. Réchauffements passagers.

"Fucked up" rend la pareille. Plus instrumentale, ses arpèges rayonnants laissent entrevoir des compositions plus subtiles. Mais toujours cette distance impraticable. Comme si chaque chute, chaque coup de guitare blessait un peu plus son auteur.

Dans l'ensemble, les arrangements et le rythme des compositions laissent penser à du Girls In Hawaii ou Kaolin première époque. Impressions d'autant plus marquées lorsque le rythme s'accélère sur "Seawater" ou dans un style pop-rock plus identifiée sur "Modest life".

A la fin il y a ce long morceau, étiré. Les mots et les notes entendus au cours de l'album reviennent pour donner naissance à quelque chose de plus lourd, plus instable, mais qu'on arpente au travers d'une sincérité inédite.