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Biographie > Une bombe à retardement conçue pour carboniser les dance-floors

The Dead 60's est un jeune groupe de Liverpool composé de Matt McManamon (guitare/ chant), Ben Gordon (guitare, orgue), Charlie Turner (basse) et Bryan Johnson (batterie). Leur nom fait allusion à une expression typique de Liverpool "You sound dead 60's" / tu sonnes à mort années 60). Avec un premier album éponyme enregistré en 6 semaines, sorti sur le label Deltasonic, à qui on doit aussi les très bon The Coral, ils tapent un grand coup dans la fourmilière et font une entrée remarquable dans les charts ! (3ème derrière The White Stripes et Coldplay). Un groupe donc sur qui on peut compter pour les prochaines années.

Review Concert : The Dead 60's, The Dead 60's à l'Antipode (déc. 05)

The Dead 60's / Chronique LP > The dead 60's

the_dead_60s_artwork L'exercice du 1er album n'est pas chose facile ! Surtout quand il s'agit d'un groupe britannique qui doit trouver sa place entre des Franz Ferdinand, des White Stripes, ou Coldplay largement surexposés. Voici la leçon de The Dead 60's... Dès la 1ère écoute de cet album on ne peut qu'apprécier la façon dont le groupe use de ses influences. En effet ici on distingue clairement au fil du cd des airs du social-rock de The Clash, ou encore la vibe roots enfumée de Lee Perry avec "We get low" tout en passant par le punk le ska et le rocksteady (cf: le dansant "Ghostface killer"). Mais le plus sympa dans cet album c'est que The Dead 60's à réussi là ou beaucoup d'autres se plantent complètement de faire un album gris comme le ciel de Liverpool, hanté des fantômes du passé, et festif comme un pub soir de match !
Même si cet album commence à toute vitesse avec le gros tube "Riot radio" (un coté dancefloor irréprochable, une rythmique speed et ultra efficace), il ne se limite pas seulement à ce simple exercice. On retrouve des chansons plus roots et exotique avec par exemple "Soul survivor" ou encore des compos plus nostalgiques comme "Train to nowhere" et "Natiowide". Ce qui fait un album contrasté, mais toujours très dansant, grâce à cette bonne ligne basse omniprésente sur tout l'album. Un album que les rude boys et les rude girls apprécieront pour le coté dansant et revival. Les quatre "Reds" nous prouvent qu'en 13 titres et 35 min qu'il est possible de faire une musique inspirée, dansante aux influences rétro sans que l'on sente le pompage à plein nez. On attend de pied ferme la deuxième tournée !