Dead Horse One - The west is the best Pour leur troisième album, les Dead Horse One n'ont pas réussi à choisir entre les deux techniciens du son que sont Mark Gardener (chanteur/guitariste de Ride qui a bossé sur leur inaugural Without love we perish) et John Loring (guitariste de Fleeting Joys qui a enregistré Season of mist) puisqu'ils collaborent tous avec Antoine Pinet (guitariste du combo qui, outre son travail chez H-Burns, assure aussi une partie des prises) pour mixer, produire et masteriser ce The west is the best. Si tu es un peu au fait de la scène indie shoegaze, les deux noms précités doivent t'évoquer quelque chose et t'amener à penser que les Français les apprécient particulièrement. Bingo. Le groupe de Valence apprécie les ambiances, les saturations et un chant parfois fantomatique, ils sont plus proches des Américains que des Anglais de par l'utilisation des distorsions (et donc également plus inspiré par Swervedriver que par Slowdive) mais soignent tout de même les mélodies avec une voix qui réussit à être aussi nonchalante que touchante (allez, je cite My Bloody Valentine et Jessica93 et ma ligne est complète : Bingo !). Rorika (des Fleeting Joys) vient même ajouter une couche sur "Saudade". Oui, là aussi, les titres veulent dire quelque chose, sans avoir besoin de lire les textes ou de se laisser embrumer par les harmonies, tu sais qu'on est davantage sur un style dépressif qu'exubérant ("Falling", "Lost", "My pain"...). Pour réussir un bon album dans un genre aussi typé, il faut se démarquer et tenir sur la longueur, les Dead Horse One s'en sortent avec les honneurs grâce à une section rythmique aux tonalités pures et propres qui savent se dissocier des guitares dont la saturation bien sale (le groupe parle même de "post grunge") n'écorche pas mes oreilles et à ce chant (oui, on y revient encore) envoûtant (qui lui aussi peut être qualifié de "post grunge" de par sa facilité à nous émouvoir tout en semblant détaché).