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Biographie > Life is a dead end

Dead End.Voilà un groupe qui n'est pas né de la dernière pluie ! Articulé autour de Wattie (guitare/chant), ce groupe Strasbourgeois sévit dans le circuit punk rock depuis 1996. Influencés par le punk rock des 70's et 80's, le groupe est rapidement signé sur le label Dialektik Records et sort son premier album, Ain't no cure en 1998. S'en suivra Dark Inside l'année suivante, puis enregistrera

Good moaning en 2003 qui ne sera jamais sorti par leur label pour cause de dépôt de bilan .Le groupe fera une pose pour reprendre la route en 2006, change de line up et accouche non sans complication de son quatrième disque à la présentation soignée, Clusterfucktabulous !

Dead End / Chronique LP > Clusterfucktabulous !

Clusterfucktabulous ! Clusterfuckabulous ! se traduit par joyeux bordel faisant référence à la complexité rencontrée par Wattie et ses acolytes pour sortir ce 4ème album". C'est pas moi qui le dis, mais bien le groupe lui-même. Et à en croire la biographie de Dead End, on a failli frôler la catastrophe ! Car je vous le dis sans tortiller, laisser mourir au fond d'un studio les excellents morceaux composant ce disque aurait été une injustice, un drame, un scandale... bref, ne nous énervons pas, le disque est là, et c'est bien ce qui nous importe. Digipack, pochette soignée, Dead End a mis les petits plats dans les grands et ceci n'est rien à côté du contenu du disque qui est.jouissif, tout simplement ! Treize titres, treize brûlots punk rock. Comme on dit par chez moi, ça va tout droit. Pas de chichi, un deux trois quatre, quelques accords barrés, une batterie qui bourre, une basse qui n'est pas en reste, des guitares tranchantes branchées sur des Marshall à burne et la voix de Wattie énervée et cristalline à la fois. Des refrains qui tuent, des riffs frôlant la perfection, y'a qu'à fermer les yeux et on est dans le vrai. Finalement, Dead End représente bien en 2010 l'image que je me fais d'un groupe de rock qui dépote : pas d'histoire, on y va, rien à foutre de ce que les autres pensent, on envoie la sauce, quitte à déplaire. Mais franchement, quel être normalement constitué peut être indifférent à des morceaux ultra rock et hyper mélodiques avec leurs refrains entêtants ("Frienshit", "Blah Blah" ou "What we are"), des titres hargneux flirtant avec le hardcore des années 80 ("On Drugs", Coward", "Thanatophobia"), du punk à fond les ballons ("Freaky Heaven", "Nervous Breakdown") ou même des pop-punk songs ("Second Try", "No I Won't") ? Si vous en connaissez, faites moi signe. Dead End a plus d'un tour dans sa besace, mais tous les titres composant Clusterfucktabulous ! ont un point commun : une fois entendus, le riff, le refrain, les breaks ne décolleront pas de votre petit cerveau. Le chant et les mélodies y sont pour beaucoup, un chant étonnant et détonnant, à la fois mélodique et puissant, rageur et sucré, clair et burné ! Et la voix de Wattie apporte incontestablement au groupe et le démarque de ses confrères en France. Bref, vous l'aurez compris en lisant ces lignes tentant de restituer avec sincérité et efficacité le rendu sonore de cet excellent disque de punk rock made in France, un disque sans prise de tête bourré de tubes. Car finalement, Dead End est sincère et efficace. Tout simplement. Rien de révolutionnaire, juste du rock. Mais le rock n'est-il pas la révolution ? Respect.