DE CALM - Disparue Juliette Plutôt emballé par Amour athlétic club, De Calm n'a fait qu'attiser ma curiosité avec une pochette assez surprenante. Le premier titre, "Alligator" qui traite justement de cette Disparue Juliette est assez agréable, une belle orchestration, une mélodie entêtante, tout est réuni pour profiter d'un album complet de sucreries... Mais le charme disparaît bien trop vite, dès le titre suivant et sur tous les autres, la voix prend largement le dessus sur les instruments, les mélodies convenues s'enchaînent, à l'excitation succède la déception. Par ses choix au mixage ou dans les arrangements, De Calm s'enfonce du côté obscure de la musique, du côté de la variété mais si n'est quelques textes, c'est une variété sans aspérité, sans attrait. Les compositions se suivent mais ne nous accrochent pas, elles semblent dénuées de consistance, vidées de leur substance, la voix phagocytant la guitare, dévorant le côté pop qui m'avait tant plu dans le duo. À ce compte-là, autant écouter Vianney, au moins le Palois assume le lissage de la production et, de par son grain de voix et son rythme, sait faire la différence dans ce registre.