Dätcha Mandala - Hara Si je joue au petit jeu des allitérations en "a", dans le monde de la musique, moi je trouve "Hakuna Matata", "Aya Nakamura" et Dätcha Mandala. Pour le premier exemple, on trouve donc une comptine positive Disney Prod ; pour le deuxième exemple, voilà donc cette étonnante chanteuse qui au regard de ses textes, doit penser que le Bescherelle c'est la sauce qu'on met dans les lasagnes ; pour les derniers cités, Dätcha Mandala, c'est un peu plus complexe. Avec leur deuxième album, Hara, le trio formé par Nicolas, JB et Jérémy, t'emmène faire un tour dans les méandres du rock'n'roll, de ses origines à ses dernières oscillations, loin, très loin des autres univers précités.

Si les morceaux d'ouverture "Stick it out" et de fermeture "Pavot", sauront te donner ta dose de guitare heavy limite stoner, d'une mélodie entraînante (surtout en introduction) et d'une batterie délurée (surtout sur le finish), au sein de cette parenthèse électrique, Dätcha Mandala va se promener vers du blues, du folk, du rock 60's, du 70's, de la country, voire même un peu de sonorités orientales. On pourrait citer comme inspiration Led Zeppellin surtout pour le timbre vocal de Nicolas, [~Lynyrd Skynyrd, The Beatles, The Doors, etc. Comme une compilation qui pourrait s'intituler "Autour du Rock'n'roll", Dätcha Mandala alterne les rythmes, les styles, les effets pour que tu passes 45 minutes distrayantes. Quand on a la maîtrise technique et artistique pour manger dans tous les râteliers tout en livrant un galette homogène, autant ne pas s'en priver.