Le Crapaud et la Morue

Le Crapaud et la Morue / Chronique EP > Sur le ciel

Le Crapaud Et La Morue - Sur le ciel Quatre ans après Que faire ?, et une pause en solo pour Le Crapaud (et son disque Mauvais sillon), sans oublier la sortie d'un single bizarroïde d'electro-hip-hop en 2022 ("EP5 : Procession de chenilles"), le groupe sarthois Le Crapaud Et La Morue revient avec cinq nouveaux titres compilés sous le nom de Sur le ciel. Une nouvelle occasion de goûter à leur rock étonnant, déroutant et souvent loufoque empruntant autant aux sonorités du prog 70's (ah, les beaux claviers de "Planète vive"), avec certaines touches jazzy, qu'à la chanson rock à la française (dû au chant, indubitablement). Sur le ciel navigue entre morceaux exaltants ("La roupette"), parfois hargneux (comme le refrain d'"Adeline"), et moments beaucoup plus reposant ("Sur le ciel") mettant ainsi en avant la qualité des mélodies du quatuor. De par sa singularité (bien aidé par un chant assez particulier) et son côté aventureux, la musique de Le Crapaud Et La Morue ne plaira pas à tout le monde, mais a le mérite de proposer ici une œuvre aux structures évolutives cohérentes qui tente de s'échapper des tendances.

Publié dans le Mag #65

Le Crapaud et la Morue / Chronique LP > Que faire ?

Le Crapaud et la Morue - Que faire ? On ne sait pas vraiment qui tient le rôle du crapaud et celui de la morue (quel nom quand même !), mais ce quatuor de la Sarthe est un vrai champion de la loufoquerie. Il nous le démontre avec ce nouvel album, Que faire ?, leur deuxième, après quelques EPs et un premier LP sorti en mai 2018. Le Crapaud et la Morue, c'est une base rock sans véritable pedigree (prog 70's, noise, post, psyché, kraut, blues, chanson, jazzy...), mettant "en valeur" des parties vocales complètement casse-gueule (pas loin par moments de Casse Gueule justement), entre tensions et laxité burlesque. On ne sait pas à quoi carbure ce groupe, mais leur cerveau bouillonne tellement que l'on ressort difficilement indemne de l'écoute de ce Que faire ?. Ouais, que faire lorsqu'on est autant martyrisé par la densité de cette œuvre bigarrée et hors-norme ? Eh bien, on se remet une couche de ces 8 plages de 45 minutes car ça devient assez addictif au final. Véridique !

Publié dans le Mag #47