crackmind want more sign here MindQuake continue d'emprunter la voie tracée par The way i kill people..., la pochette détourne habilement le sacro-saint dollar (il y a bien que 7 différences !) et porte la marque de Crackmind. Comme on en veut plus, on signe et on balance le skeud dans le lecteur. 3 titres, un quart d'heure (pile poil) de musique et des progrés notables sur le son, les compos bien architecturées tiennent bien la route et l'ensemble sonne davantage comme un groupe bien connu... Pearl Jam. C'est certainement au chant qu'est du cette comparaison, ou en tout cas, cette façon de chanter, très proche de celle d'Eddie Vedder (sur certains passages de "The boat" ou "Hero", c'est flagrant), c'est donc chaleureux et ça appelle le contact avec l'auditeur (ne répète-t-il pas qu'il dépend de nous ?). La musique est dans le même esprit, des guitares qui n'en font pas trop, des rythmes mesurés qui s'accélèrent juste quand il le faut, Crackmind ne se laisse pas emporter par son élan et domine totalement ses compositions. Les deux premiers titres ont quelques attaques bien senties, le troisième est comme son nom l'indique une ballade "Ballad of the ugly", slow lancinant de guitare acoustique (même si l'arpège est un peu classique) et de voix murmurante ou plaintive sur fond de contrebasse et de charleston étouffées, ce titre nous renvoie au dollar et aux influences américaines que le groupe ne renie pas.
A l'instar d'un Highlight, les Crackmind, marqués par un groupe emblématique, font du bon rock, le leur, un rock qui mériterait davantage d'attention de la part des fans du groupe de Seattle qui semblent oublier que des français peuvent s'en sortir dans le même créneau.