crackmind theway i kill people La première idée que l'on se fait d'un groupe qu'on ne connaît pas, c'est son nom, là Crackmind n'évoque pas de style particulier, on regarde donc l'artwork du CD et là, interrogations... Qu'est-ce que c'est que ça ? Un mec déguisé en lapin avec un fusil à pompe posant devant un reste de char d'assaut de la Première Guerre Mondiale et un mec en costume d'époque... Un titre frontal The way i kill people... ("la manière dont je tue les gens..."), le logo du groupe et un avertissement à l'américaine "parental advisory : explicit rabbit", le tout passé au filtre rouge/orange/jaune. On pourrait s'attendre à du métal, un truc ultra-violent et délirant et quand le CD diffuse sa musique, ce n'est pas le cas. On a le droit à du rock, certes assez "lourd" dans les attaques de certains riffs mais rien de violent, "My face", premier titre est le plus "dur", il laisse pourtant l'auditeur se prendre au jeu de la mélodie avec un chant très chaleureux sur les couplets, une chaleur très seventies ou Weakidsienne, puis une deuxième voix (voire une troisième) qui jouent sur un registre plus grave ou plus plaintif. Guitares en promenade sonore ou en riffs hachés, ça reste du rock alternatif. Seul petit hic, la qualité de la production qui étouffe un peu tout et qui plombe la batterie, mais quand on connaît le processus de création du groupe, on oublie ça rapidement et çe n'est finalement pas si dérangeant. "Grace" dans la même veine est plus pop et plus pesant à la fois, plus dépressif, avec une basse plus présente et des petits samples bien placés. Le refrain est très beau, classique dans les riffs et les relances mais efficace en diable. Les samples lancent "Crash" dont l'ambiance est immédiatement plus industrielle, rythme binaire, chant plannant et le côté rock reprend le dessus à grand renfort de guitares, le jeu des chants et des guitares est toujours très bien ficelé. Voilà, c'est tout pour les titres "normaux" de Crackmind, le dernier "Viral" est un instrumental né de l'esprit d'Alcatraz, samples et nappes de synthé font de ce titre, une pause electro sombre et inquiétante. C'est assez différent du reste, mais pourquoi pas ? Hein ? Pourquoi pas finalement ?