Cosmic Club - Aurora C'est comme dans un parc d'attraction. Tu es devant le grand huit "Rock Stoner 2020 , ça fait 5 fois que tu l'as pris et tu te demandes si tu y retournes encore une fois. Après tout, tu sais ce qui t'attend : une montée un peu flippante, une grosse descente, deux loopings, le tunnel, la vrille, l'inversion, etc. Puis tu te décides à refaire un tour de manège, presque empreint d'une lassitude d'enfant gâté. Tu t'installes dans le wagon, et ça repart, ...et finalement, c'est que du kif, des bonnes sensations, et tu te dis que finalement, il faut que tu fasses gaffe à pas finir vieux con avec tes airs de déjà-vu.

C'est cette étrange sensation qui m'a parcouru à l'écoute de cet Aurora du quatuor stéphanois de Cosmic Club. Un premier EP de 4 titres, qui commence classiquement avec les codes ou les bases d'un rock stoner un poil heavy ou grunge. Une basse épaisse, un son de guitare stoner, un chant puissant et mélodique, un refrain chantant. Et je me dis qu'on est encore parti pour un nouveau tour de manège dans le monde du rock de 2020, sympa mais pas franchement novateur. Mais rapidement happé par ce premier titre, impeccable et entrainant, à la construction riche et complexe, on s'accroche à son wagon et on sent monter la sauce. Et ça prend très bien, je ne sais quel est le supplément d'âme, le petit truc qui fait que chacune des 4 tracks te prend par la peau des fesses pour t'emmener faire quelques loopings : peut-être une production impeccable ou ces petits gimmicks percutants, cette sensation de changement de structure à chaque virage, de technicité du quatuor. Bref, honte à moi d'avoir joué au blasé de base, car ce n'est pas parce que ça ne révolutionne pas le paysage musical que cela n'en est pas moins intéressant. Allez, je remonte encore une fois dans le wagon du train du Cosmic Club.