Conference of the Birds Duo composé de deux Parisiens fans de guitare comme d'expérimentations électroniques, Conference of the Birds livre un premier EP soigné où la pop se veut froide malgré la voix chaleureuse de César. La mélancolie comme l'importance accordé aux rythmes (qui passe aussi par l'absence d'un tempo trop marqué) peut évoquer certains travaux de Thom Yorke / Radiohead quand les machines s'en mêlent ("Fulcanelli") tandis que la guitare aventureuse et les boucles vaporeuses de Daniel nous emmènent sur des territoires défrichés par Syd Barrett, même si le timbre de voix colle plus à celui de David Gilmour ("Red, rose and white" alors que je dirais plutôt que "Green is the colour"), les amateurs de littérature persane sont donc capables de grands écarts (et poussent même un peu plus loin avec l'instrumental "Anoia"). C'est quand ils équilibrent les ébats qu'ils tirent véritablement leur épingle du jeu, sans renier leurs influences, ils écrivent alors des morceaux poignants, aussi envoûtants qu'électrisants ("Satan is wiser", "Fairy"). A noter que le groupe se produit avec le renfort d'une session rythmique, ce qui pourrait faire évoluer leur identité dans l'avenir... A suivre donc.