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Biographie > Du punk et des jeux

Coliseum voit le jour en 2004 du côté de Louisville sous l'impulsion de Ryan Patterson, alors membre de Black Cross, lequel s'entoure de son cousin Matt Jaha (batterie) et de ses amis Keith Bryant (basse) et Tony Ash (guitare) pour s'enfermer dans un garage et mettre en boîte une poignée de titres crust-punk aux relents metal et hardcore produits par un ex-Sebadoh. Des titres qui sortent via Level-Plane Records en 2004 sous la forme d'un split partagé avec Lords. Un an plus tard, les Coliseum passent à l'échelon supérieur avec la parution de son premier album "long-play", Goddamage. Il sera suivi par plusieurs splits (avec Doomriders, Young Widows et encore Lords) et d'un deuxième album en 2007 (Salvation) sorti chez Relapse. 3 ans plus tard et après quelques rotations au sein de son line-up, Coliseum publie sont troisième effort long-format : House with a curse, chez Temporary Residence Ltd. cette fois.

Coliseum / Chronique LP > House with a curse

Coliseum - House with a curse Coliseum qui sort un disque chez Relapse (les Kingdom of Sorrow, Mastodon, Mumakil, The Dillinger Escape Plan et autres petites gâteries bien sonores), il y a là quelque chose de sommes toutes très logique au regard du roster du label. Coliseum qui signe avec Temporary Residence Ltd (Eluvium, Explosions in the Sky, Mono, The Black Heart Procession), là... ça choque. D'accord pourquoi pas après tout...
On ne va pas la faire à l'envers, ici, ça ne causera pas post-rock envoûtant ou ambient narcoleptique mais plutôt rock dur. Enfin, on essaie. Et en même temps, le côté crust-punk hardcore à la Kylesa des débuts du groupe présentement chroniqué s'est quand même pas mal estompé avec l'âge, le trio proposant avec House with a curse un mélange un peu bâtard mais pas foncièrement dégueu de rock burné, de stoner crusty acide et de punk sans plomb. Oui ce dernier s'est paumé en chemin. Dans le genre, on pense que ça va tabasser, que ça va démonter des cloisons, mais finalement ça reste assez soft. Dommage et frustrant. Enfin, toutes proportions gardées. N'empêche que si "Blind in one eye" a beau être sympathique, il est bien trop light pour retourner un public. Verdict similaire avec "Cloaked in red" ou "Perimeter man", et on ne parlera même pas ici d'"Isela Vega" ou de "Statetuary". Là ça commence à faire beaucoup.
Et pourtant, House with a curse, n'est pas le four pressenti à peine les yeux posé sur l'artwork quand même un brin ridicule. D'accord, on reste sur sa faim, mais ce Coliseum-là s'écoute sans forcément ressentir le besoin d'attaquer ses enceintes au chalumeau. Car dans le lot (soit une douzaine de titres), il y a quelques ogives du calibre d'un "Everything to everyone" ou d'un "Crime and the city" qui envoient du gras au kilotonne, deux ou trois wagons de riffs qui déboisent sur "Lost in Groningen)" voire même quelques mélodies bien senties ("Man was never meant to fly") ; mais aussi des titres aussi insignifiants que "Punk / money" (rien que la pertinence fulgurante du titre...). Bancal donc. Et un drôle de choix de carrière que cette signature, avec comme résultat immédiat un album à l'étrange goût d'inachevé... Bizarre.