Cold Lands - In the light Initié comme un groupe au début des années 2010 du côté de Grenoble, Cold Lands s'est étiolé jusqu'à ne subsister que grâce à la motivation d'Alexandre Martorano qui fait tout presque tout seul. Il est épaulé pour la prod et des musiciens lui prêtent main forte pour les concerts (ah, la belle époque...) mais c'est bel et bien un projet solo maîtrisé de bout en bout par son géniteur qui nous est donné d'écouter. Passée la désagréable sensation d'avoir un décalage entre la prod' des sons claires et celle des distos (vraiment pas au même niveau, elles manquent de tranchant et de profondeur voire sont très brouillonnes comme sur le dernier titre), on se focalise davantage sur les qualités d'In the light : des ambiances soignées et un chant lumineux. Les parties instrumentales accompagnent la voix et cherchent à la mettre en valeur, les mélodies sont ici reines et les attaques de riffs comme les solos ne sont pas ce qu'on retient une fois le CD terminé. Non, on retient le timbre d'Alexandre et cette facilité à toucher avec des mots (bien qu'en anglais), à l'instar d'un Gavin Hayes (Dredg), un Aaron Lewis (Staind, en mode unplugged) ou d'un MJK (en mode APC), le seul son de la voix permet d'ensorceler l'auditeur, les harmonies et les choix d'instruments autour (comme le piano ou la guitare acoustique) font le reste. Cold Lands a donc dans sa main de sérieux atouts, et comme les parties claires et épurées sont très belles ("Face the light", "Wasted in the wind", "Here you are"), j'espère que c'est dans cette direction que l'histoire se poursuivra car les morceaux plus rock ("The liars prayer", "The blue men") sont bien trop passe-partout.