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On ne sait que peu de choses au sujet de Cityscover, si ce n'est que le groupe est encore récent puisque formé en 2008 et qu'il se compose de Ph (chant), Twig (guitare), Mathieu (basse) et Yann (batterie) et qu'il serait issu d'une vague expérience scientifique destinée à développer de nouvelles formes d'intelligence artificielle... pour un résultat, que l'on qualifiera de surprenant. Question style, le quartet pratique un crossover rock hardcore punk des familles qui défouraille et le met en pratique dès sa première année sur un premier effort baptisé Nice to meet you life, qui sort au l'automne 2008 via le tout jeune label DIY Vision Records (Bullet Belt, No Restrictions). [  [fr] Vision Records: MySpace (51 hits)  External  ]

Cityscover / Chronique EP > Nice to meet you life

Cityscover - Nice to meet you life Cityscover, ça boxe dans la catégorie rock hardcore punk et dès "Paramount 30 000 opening theme", on comprend bien que ça en a dans les gants. Uppercut sonore, ce titre inaugural se permet en une seule petite minute et quelques douze secondes de synthétiser à l'extrême ce dont les bretons sont capable. La suite de Nice to meet you life se chargera des développements.
Et déjà on sent un groupe qui en a dans le ventre, qui veut aller d'un point A à un point B à la vitesse grand V et sans flâner en chemin. L'éponyme "Nice to meet you life" et surtout le sulfurique "A new condition" se charge d'apporter confirmation à nos hypothèses de départ. C'est farouchement punk, furieusement rock'n roll, définitivement hardcore et on s'en prend plein les tympans... mais le sourire en coin, quoique parfois un peu groggy. Cityscover nous balance joyeusement dans les cordes ("First missions, first worries"), porté par le souffle de guitares épileptiques et d'un chant qui monte dans les aigus pour pour nous assaisonner les tympans à sa manière... ("A wrong way" et ses harangues punk guerrières). L'arcade en lambeaux, on tente en vain de repousser maladroitement les coups, mais ceux-ci pleuvent encore et encore d'autant qu'ils sont assénés avec une précision qui confère au diabolique ("Canyon kings Part I - Acceptance" lancé à pleine vapeur). Avec sa suite "Canyon kings Part II - Night", Cityscover ralenti soudainement le rythme pour alourdir son propos et développer des mélodies rock ardentes et hypnotiques avant que "Canyon kings part III - Rodeo", ne vienne boucler ce tryptique de son gros son sauvage et corrosif...
Avec les Lorientais, les rounds musicaux ne durent que rarement plus de trois minutes et lorsque le gong retenti c'est avant tout pour mettre fin à une série d'assauts punk hardcore ininterrompus à la Witch Hunt. Certes, tout ceci n'est pas forcément d'une originalité fulgurante et on serait alors tenté de se dire "pourquoi eux et pas d'autres"... Retournons la question et rendons-là un tout petit peu pertinente. "Et pourquoi pas eux justement ?". Parce que dans leur genre, s'ils ne sont pas encore les maîtres du ring, les Cityscover sont déjà largement au dessus du niveau moyen de leur catégorie.