Chester Remington - Almost dead On connaissait Reims pour son Champagne (et ses biscuits roses), sa cathédrale, mais pas pour sa scène rock. C'est désormais chose faite et l'heure du sacre en 2024 pour Chester Remington, projet qui s'articule principalement autour d'Odilon Horman (guitares/chant, composition, production, enregistrement). Almost dead est son premier album, après quelques EPs, et réalise un mix quasi parfait entre le psyché des sixties, la britpop et le grunge des nineties et le garage des années 2010. Blur vs. Ty Segall vs. The 13th Floor Elevators. Rien que ça ! Le mélange était ambitieux, mais force est de constater que ça fonctionne à mort, ou presque mort (vous l'avez ?). Quand on écoute ce disque en LP, on a vraiment l'impression qu'il a été pensé pour ce format, avec une face A que je qualifierai de plus "classique" et des morceaux tubesques : "Love", "Shake it" avec un gros côté Blur/Supergrass (on entend souvent dans l'album des intonations de voix à la Damon Albarn, et le morceau suivant "Fire in the higher ground" n'échappe pas à la règle). Puis, la face B se veut, elle, plus aventureuse, expérimentale, avec quelques partis pris artistiques audacieux ("Chemicals", "Call 911").
Chester Remington nous embarque donc dans un voyage enrichissant à travers le temps, les styles, mais sans que l'on ne s'égare ni s'ennuie une seule seconde et on est content qu'il ne soit pas totally dead.