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Freygolo, Drive to Degrassi, Not Any More, c'est dans ces 3 groupes de la région de Nice qu'il faut chercher l'origine de Chasing Paperboy. Fin 2006, Jean (guitariste, chanteur), Brian (guitariste), Jimmy (bassiste) et Fred (batteur) unissent leurs forces pour faire bouger les têtes à coups de riffs émo-pop-punks, citant aussi bien Samiam que Second Rate en références ! Ils partagent des dates avec Ravi, les Unco, The Pookies, les Flying Donuts, The Black Zombie Procession et vont bosser avec Christian Carvin (s'il vous plaît) pour leur premier EP Always troubles but different stories (sorti via Truffle Shuffle Records), malgré une pochette sympathique et de bonnes idées, je ne suis pas convaincu à 200% et zappe la chronique au profit d'autres groupes (c'est la règle avec un emploi du temps serré et un nombre de disques reçus relativement important). Chasing Paperboy arrive sur le site quelques mois plus tard via une nouvelle sortie, un split éponyme avec Mikey Randall, en attendant un album...

Chasing Paperboy / Chronique Split > Chasing Paperboy | Mikey Randall

Chasing Paperboy | Mikey Randall Artwork noir et blanc sobre, photos (ou plutôt vignettes) des deux groupes en action (ou pas), 4 titres chacun, ceChasing Paperboy | Mikey Randall présente assez habilement les deux groupes méditerranéens au reste de l'hexagone (et du monde, n'ayons peur de rien !) et fera bien entendu plaisir aux rockers azuréens qui connaissent forcément déjà les deux combos.
8 titres, 8 inédits, 4 chacun et l'ordre alphabétique plaçant les Chasing Paperboy en premier, ce sont les Niçois qui ouvrent le bal et branchent les jacks en premier, un petit larsen, quelques notes, le tempo et "Stuck in the politics" les placent en orbite autour de la planète émo-punk, le temps de placer quelques breaks au frein à main et on est dans le vif du sujet. Sons clairs, enfilades de notes en milieu de manche, chant d'écorché funambule (mais d'après moi bien mieux tenu que sur leur démo Always troubles but different stories), Chasing Paperboy teinte son pop-punk (rythmiques et riffs) de touches émo ("Should I go far ?") et n'hésitent pas à laisser traîner leurs accords ("Need to go on") et à changer les vitesses en cours de titre.
Un petit quart d'heure et le son s'assombrit, on est déjà sur la piste 5 et Mikey Randall débute avec le morceau qui colle le plus à l'esprit de leurs potes ("Wreck in my hand"), ruptures, notes aigües, gimmicks et relances, c'est "classique" et efficace. Avec la suite, ils viennent ni plus ni moins jouer dans la friche entre les Second Rate et les Flying Donuts ! Implacables par leur dynamique et forts de mélodies accrocheuses, "Competition for life" ou "Our own grave" sont des tubes en puissance mais les Toulonais ont réservé le meilleur pour la fin avec "Alcohol", son introduction assez lente laisse de la place à chaque instrument avant un emballage imparable, refrain mortel, un petit pont où la gratte joue avec la basse et la batterie et la jouissance nous reprend, putain de sensations ! Et quelle maîtrise pour de nouveau calmer le jeu et ainsi donner encore plus d'intensité au final.
Si découvrir deux groupes prometteurs ne te semble pas une raison suffisante pour te procurer le split Chasing Paperboy | Mikey Randall, l'écoute de "Alcohol" pourrait te faire franchir le pas, laisse-toi tenter !