Charge - Ain't the one Une dizaine d'années d'existence, deux EPs, un album, un paquet de concerts en région parisienne et deux bassistes, voilà de quoi résumer le cahier des Charge, un groupe de rock qui se fie à son instinct pour composer et pioche aussi allégrement dans la pop que dans le métal, peut aimer un riff des seventies comme une mélodie actuelle. La tendance va quand même plus vers la vitesse et l'excitation frénétique, ne dit-on pas d'ailleurs "aller au pas de Charge" ? Le boulot avec Francis Caste (Hangman's Chair, Black Bomb A, Red Mourning ...) assure un son propre aux multiples distorsions et la mise en évidence du travail sur les basses, l'une appuyant le tempo tandis que l'autre cherche à insuffler du groove, se répartissant ainsi la Charge de travail. Si Charge est viscéralement électrique, le quatuor sait aussi ralentir le tempo par moments pour donner de la profondeur à son jeu ("8 miles away"). Charge n'est pour autant pas toujours fantastique puisque certains titres sonnent assez "classique" et si je ne doute pas qu'ils soient utiles en live, sur disque, ils n'apportent rien de transcendant ("Red journey"). Il n'en reste pas moins que c'est un groupe qui monte, Charge.