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Basé à Lille, le groupe est constitué de Nicolas (guitare, basse, boite à rythme), Pénélope (voix, clavier) et Olivier (batterie accoustique). Après un premier album (Shoo straight shout en 2009), le groupe revient aux affaires avec un long effort intitulé Erostrate via Le son du maquis (I am X, Boy and the Echo Choir...).

Review Concert : Cercueil, Les un an de Minor Place Records (nov. 2011)

Review Concert : Cercueil, Les femmes s'en mêlent n°14 au Grand mix (mars 2011)

Chronique Compil : Cercueil, Redoo

Cercueil / Chronique LP > Erostrate

Cercueil - Erostrate Ce nouvel album des lillois de Cercueil m'a passablement emmerdé. Non pas qu'il soit mauvais, bien au contraire, il est même excellent, mais l'identité du groupe me semble tellement originale qu'il en devient ardu de leur coller des étiquettes ou des influences sur le dos, la moitié du boulot de scribouillard en somme. Salaud de musiciens... A l'image du cocktail de fin de soirée où les fonds de bouteilles atterrissement dans un même récipient, la musique de Cercueil prend à droite (cold-wave, noise) et à gauche (electronica, trip-hop) pour aboutir à quelque chose de personnel et vraiment déroutant. Et contrairement au cocktail souvent imbuvable et propice à un feu d'artifices de vomi, le résultat est ici particulièrement frais et délectable à souhait.
Joy Division meets Björk, Nine Inch Nails meets Kate Bush, Portishead meets Kraftwerk... Aucune comparaison ne tape dans le mille sans pour autant être totalement à coté de la plaque car Cercueil, c'est un peu de tout ça avec la voix singulière et scotchante de Pénélope en fil rouge. Quant en plus, niveau constance de songwriting, ça assure un maximum en enchainant les morceaux assez exceptionnels dans le genre, on se demande si on tient pas un coup de maitre dans les mains : introduction classieuse avec "Bordedom's magnetic eyes", pépites glacées avec "Jumping war" et/ou "The guest"... On termine l'écoute de cet album avec la satisfaction d'un voyage sincère et sans aucun compromis. Attention toutefois, Erostrate est un album copieux, immersif, donc véritablement exigeant et qui nécessite un effort de l'auditeur, pas une merde radiophonique qui t'envahit l'esprit sans implication intellectuelle. Erostrate est une petite bombe et un album excellent à écouter au casque pour profiter pleinement de la richesse des arrangements et de la prod' au poil. Cercueil, un groupe qui va enterrer la concurrence (ça... c'est fait !)