candy_flesh_seventh_echo.jpg Trois titres de rock hybride à haute teneur énergétique et qui font autant d'effet qu'un trou normand après un copieux festin de famille. Certes la métaphore manque singulièrement d'élégance mais l'effet est garanti. Car Candy flesh ne recèle que trois morceaux mais ceux-ci font mouche à chaque fois. Avec une précision diabolique, la pop sulfureuse du quartet se fond à merveille dans un power rock viril aux sonorités grunge et à l'efficacité d'un Soundgarden ou d'un Alice in Chains. Véritable hymne rock, sexy, éléctrique et hargneux, "Body on me" brise du petit bois avec enthousiasme en mélangeant sans complexe les influences 70's des uns (The Velvet Underground) aux son 90's des autres (Pearl Jam). Plus apaisé "Ashamed" change de registre pour jouer avec sa pop voluptueuse et délicieusement sucrée. Les mélodies lascives savent parfaitement jouer de leurs charmes pour nous confondre et c'est sans peine que Candy Flesh nous prend dans ses filets.
A peine deux titres enfilés dans les cages à miel et l'on pressent déjà que le quartet francilien doit faire de sacrés dégâts sur scène, surtout quand il laisse parler les guitares. Et comme s'il nous avait écouté, le groupe jette en patûre un "Dirty shine" déjanté, charismatique et à la fougue élécrisante. Guitares enflammées, section rythmique turgescente dopée par une basse aussi funky qu'endiablée, le groupe semble innarrêtable, se fait plaisir et ça s'entend. En l'espace de trois petites offrandes power-pop, le groupe nous a déjà conquis mais parce qu'il faut toujours trouver quelque chose à redire pour garder un minimum d'esprit critique, on conviendra que son Candy flesh ne semble avoir décidement qu'un seul défaut : celui d'être bien trop court. Parce que du calibre de ces trois morceaux, on en reprendrait forcément...