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BurkingYouth. / Chronique EP > Water

burkingyouth - Water Après avoir joué avec le feu (Fire), BurkingYouth. change d'élément et nous plonge dans Water sans foncièrement bouleverser sa musique. Il nous concocte toujours des titres racés où l'Indie Pop voire un Rock délicat viennent nous titiller les oreilles. Plus qu'un simple effet de suite, ce nouvel EP voit ses cinq titres être en lien direct avec l'eau (le plongeon, le phare, l'océan, la pluie...) et mérite donc de mettre à l'honneur cette jolie couleur bleue. Avec ses petites pointes électriques et sa basse très présente, "Dive" s'impose comme le titre éclaireur, plus même que "Lighthouse" qui indique une voie plus épurée en se laissant porter par une dynamique plus saccadée. La douceur s'impose au fond de l'océan, un calme abyssal amené par des sonorités plus claires même si la distorsion gronde toujours un peu dans le lointain. Un très beau morceau qui prépare à un "In the water" dominé par les instruments notamment le piano et la guitare dont quelques parties me font penser à David Gilmour (Pink Floyd), celui qui a su démontrer que la lenteur d'un solo pouvait le rendre encore plus beau. "Rainy day", le titre qui referme Water explore la même veine, on ne multiplie pas les couches, on laisse de la place au silence, le rythme est mis de côté, les notes viennent simplement habiller une voix qui touche par la fragilité exprimée, là encore, le son du piano fait son œuvre et on se retrouve bouleversé par la tristesse ambiante. En parcourant un autre élément, David Lorgis continue d'étaler son talent de compositeur et d'interprète, si après plusieurs EPs, on réclame souvent l'album, ici, je peux me contenter d'autres voyages pour découvrir d'autres humeurs... peut-être plus aériennes ?

BurkingYouth. / Chronique EP > Fire

Burkingyouth. - fire Indie pop, lo-fi et rock, BurkingYouth. nous montre l'étendue de son talent d'auteur en à peine 4 titres. Le projet personnel de David Lorgis (qui sort déjà son deuxième EP depuis 2018) navigue donc en eaux douces et tempérées même si "Fire", le titre du même nom est emmené par une petite distorsion, une ligne de basse plutôt nerveuse et donne dans la tonalité des récentes sorties de Nada Surf, les trois autres sont bien plus sages et clairs. "First lights" fait preuve d'un dénuement touchant, guitare et (très belle) voix reléguant les rythmes à l'arrière-plan, suivant ce chemin "Ink" insiste encore davantage sur les mélodies alors que "Slow changes" semble abandonner toute envie pour se laisser porter par l'inertie des précédents. Pendant que certains cherchent à faire monter en pression leur album, BurkingYouth. prend résolument l'option inverse, propulsant l'EP telle une boule de flipper qui perdrait peu à peu de son énergie, rasant les bumpers pour venir mourir au ralenti entre les flips sans pouvoir être relancée. Par contre, pour éviter le tilt, je relance la lecture car le petit quart d'heure passé avec Fire s'est consumé bien trop vite et si BurkingYouth. nous fait brûler à petit feu, il nous fait brûler quand même.