bunkr - schluss Ils sont deux mais jouent aussi fort que s'ils étaient trois ou quatre, la faute à une distorsion grasse et granuleuse et à des frappes sourdes et puissantes sur la batterie. Pas grave, les murs du Bunkr sont épais et les voisins de la Suisse rarement enclins à venir s'incruster. Désirant œuvrer dans un registre différent de ce qu'ils font/faisaient en groupe (ensemble dans Desert Hobo), Iannis (batteur de Sxokondo et Apéritif) comme Kevin (guitariste et bassiste, également chez AndA A AndA) se passent de chanteur et livrent de longues compositions (9 minutes de moyenne) où la rythmique joue fatalement un rôle primordial et où les influences s'entrechoquent sans retenue. Ainsi, on peut se faire surprendre par une chevauchée psychédélique alors qu'on est à peine remis d'une course poursuite mathématique. Schluss est donc tout le contraire de ce qu'il laisse entendre, ce n'est en rien une "fermeture" (ou une "fin" selon le sens mais bon, je n'ai pas fait allemand LV2, juste utilisé WordReference) mais bel et bien une "ouverture" tant les barrières sont inexistantes (ou un commencement puisque c'est leur premier album).