BullRun - Wilderness Quelque part entre Paris et Orléans, BullRun a bossé dur sur ses nouvelles compos et passe un palier avec ce nouvel EP même si le groupe affiche déjà presque 10 ans d'ancienneté et pas mal d'expérience (un album, un EP, des dates avec Wednesday 13 ou à Clisson Hell Session). Quelque part entre Motörhead et Metallica, leurs influences sont multiples et mettent en avant la guitare et des mélodies gonflées à la testostérone, le genre de truc que les Américains adorent, ça tombe bien, ils aiment bien l'Amérique. Quelque part entre hard rock et hargne rock, leur musique joue sur des bases solides avec un son incisif, une rythmique percutante et un chant clair et puissant, Remy, Gael et Mark font dans la précision malgré une approche assez aisée de leurs morceaux. Quelque part entre bordel futuriste et conquête de l'Ouest à vapeur, leur artwork n'est pas très engageant, je préfère largement son prolongement illustrant l'abandon et le désert à cette débauche de traits, de lumière et d'énergie. Quelque part entre blockbuster ricain et savoir-faire made in France, le clip "Fire and hate" est un des plus réussis de l'année en termes de production et de réalisation (signée Julien Metternich), la violence conjugale à son paroxysme pour une mise en scène et un résultat explosif qui n'ont rien à envier aux plus grosses machines, c'est une carte de visite à voir ! Quelque part entre mon oreille gauche et mon oreille droite, Wilderness est donc passé et m'a fait headbanger, faire de la air batterie et me dit que je passerais certainement un encore meilleur moment avec le trio en live.