Julien Dottel. Faire-part de naissance : Bukowski, épitaphe Bukowski. Album évidemment particulier, album éponyme comme pour revenir à l'origine, comme pour refermer un cycle, et rendre hommage à Julien, disparu à l'automne 2021. Présent à la création du groupe en 2007 avec son frère Mathieu (guitare, chant) et Niko Nottey (batterie), Julien et sa basse ont parcouru cinq superbes albums Amazing grace, The midnight sons, Hazardous creatures, On the rocks et Strangers. Julien avait Buko dans le sang, ancré en lui, encré sur lui. Cet album est à sa mémoire, il est présent sur la pochette, avec sa couronne qui s'élève pour partir au paradis des métalleux.
Il a dû en falloir du courage, de cette fameuse résilience pour continuer l'aventure mais ce nouvel album est bien là. Enregistré en 2020 avec Hk (Loudblast, Black Bomb A, Otargos) au studio Vacamara, Buko avait profité des séries de confinement pour finaliser ces 11 titres, en invitant quelques guests (Toni Rizzotti, ex-Enhancer, Wojtek). C'est notamment avec ce dernier que Bukowski explore et étend son pré carré avec un titre en français, plus alternatif et un spoken word entrecoupé de nappes sombres et de riffs acérés ; ou "Breathin' underwater" à la structure complexe, cyclothymique. Mais Bukowski conserve son rock brut et diablement efficace dès l'entame, avec un "From above" suave ; ou stoner comme ce très bon "NCFYC", tout simplement superbe. Dans la continuité de Strangers, farfouillant toujours plus dans des directions pertinentes, Bukowski continue donc malgré tout de tracer sa route. Et c'est Max Müller qui reprend la basse déposée par Julien Dottel, et qui rejoint Clément Knäky Rateau à la guitare, Romain Sauvageon à la batterie et Mathieu Dottel pour que Bukowski continue de lâcher les boules de feu, tout en maitrisant les braises, et en produisant des étoiles.
Publié dans le Mag #52

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