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Les Broadway Calls sont originaires de Rainier (Oregon, USA) et évoluent plus ou moins ensemble depuis 2005. Plus ou moins parce qu'en 4 ans seulement d'existence, le groupe a déjà connu pas mal de bouleversement de line-up. Sinon, d'un point de vue strictement discographique, il sort un EP en 2005 (Call the medic), puis un premier disque "long-play" éponyme en 2007, réédité en 2008 après avoir tournée notamment avec Alkaline Trio, Bad Religion ou The Gaslight Anthem. En 2009, Broadway Calls publie son deuxième effort long-format : Good views, bad news.

Broadway Calls / Chronique LP > Good views, bad news

Broadway Calls - Good views, bad news Si vous avez la nostalgie de votre adolescence punk rock, Broadway Calls est pour vous, sinon il ne vous reste qu'à passer votre chemin. Certes, nous n'avons pas tous écouté Blink 182 ou The Offspring durant nos insouciantes années, mais partons du principe que la majorité d'entre vous s'est abîmée les oreilles devant des amplis hurlant du punk. Seulement voilà, tout comme le premier album éponyme sorti en 2007, ce deuxième album Good views, bad news n'est pas ce qu'on pourrait appeler du punk pur et dur. Signé sur Adeline Records, le label de Billie Joe Armstrong, chanteur et guitariste de Green Day, on s'attendait (moi du moins) à un groupe de la même veine. Green Day, groupe référence depuis 1994 (avec la sortie de Dookie, leur premier album) a donc favorisé l'intérêt des médias américains pour Broadway Calls. Une perle du punk rock ? La réponse pencherait plutôt vers le "non". En réalité, cet album de onze titres déçoit, et paraît tout au plus "bondissant" alors qu'on s'attendait à remuer la tête sur quelques bons riffs agressifs.
Broadway Calls se rapproche de Yellowcard, en plus calme néanmoins. Et Sum 41 paraît être une grosse brutasse en comparaison. Le premier morceau "Midnight hour" attaque sur des riffs répétitifs et palmutés, et le chant clair renforcé d'une deuxième voix ne nous offre pas le condensé de rage énergique pourtant typique du punk: première surprise. Lorsque l'on comprend que le chanteur n'éraillera pas sa voix ne serait-ce qu'une nanoseconde, on sent s'éloigner la perspective d'un dawa complet. En Live qui sait ? Pour l'heure, un chant limpide et facile à comprendre a aussi ses avantages. Il ne faut simplement pas s'attendre à du punk au sens premier du terme. Le groupe ressasse des riffs entendus cent fois en ôtant au passage le punch qui ont fait le succès de Dirty Fonzy, Jimmy Eat World ou encore Ignite, des groupes plus adultes et recherchés. Les morceaux "Be all that You can't be", "Give up the ghost", "Tonight is alive" se ressemblent étrangement avec le même schéma rythmique et une énergie bridée par la retenue: deuxième surprise. Il y a bien le morceau "To the sheets" qui balance bien au départ, mais très vite le chant calme le jeu et on se prend à fredonner les paroles comme pour une ballade rock. Le dernier morceau de l'album s'achève d'ailleurs sur une ballade rock "At the end" (troisième surprise !), loin des sentiers de nos classiques Green Day ou The Offspring. Mais parce que vous êtes curieux et que se faire son propre avis est primordial, je vous invite à visiter leur myspace.