Rock Rock > The Briefs

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Ils sont 5. Ils sont américains. Ils sont frais comme une douche Palmolive. Ils sont punks et ils n'aiment pas la hype. Ironiquement, ils ont pourtant appelé leur premier opus Hit after hit en 1999, reléguant loin derrière eux les amateurs qui ne mettent parfois pas autant d'humilité là où ils en auraient sacrément besoin. Car chez les Briefs, rien n'est à jeter, tout se mange. Toujours aussi sérieusement leur deuxième album se nomme Off the charts et contient autant de perles qu'une huître du pacifique sud sous amphétamine. A l'instar de nos Burning Heads nationaux, les Briefs savent retrouver l'essence même du mot punk-rock pour jouer avec le coeur les plus belles chansons que l'on peut écrire sur une guitare à deux cordes. Pas étonnant dès lors qu'ils plaisent autant aux amateurs de Buzzcock qu'à ceux de NoFx, tant leur musique transpire l'honnêteté et fait preuve d'un naturel désarmant.

The Briefs / Chronique LP > Off the charts

The Briefs : Off the charts Attention mesdemoiselles, les Briefs représentent le prototype parfait du mâle moderne, dont la tendance à se spécialiser dans les formats courts à l'arrière d'une 205 rouge doit faire fureur par chez vous. Seulement voilà, ici vous ne ressentirez aucune frustration particulière à l'écoute de leurs punks-songs enjoués qui n'ont besoin que de quelques secondes pour vous faire atteindre le nirvana, se concentrent uniquement sur votre plaisir et se prolongent de manière surprenante en long orgasme post-coïtal qui vous fera immédiatement en redemander encore et encore... profitez-en, ces gens là font preuve d'une endurance surprenante qui, si vous y goûtez, renverra bientôt votre petit précoce inattentif à ses Playboy. Hymnes fédérateurs ("22nd century man"), refrains imparables ("Ouch ouch ouch"), attitude plus proche des Pistols que de Sum 41 ("Piss on the youth"), les Briefs ont même l'option costard cravate intégré. Pour les vieux punks accrochés à leurs passions adolescentes comme pour le jeune avide de défloraison nocturne anticipée, d'autant qu'en chantant "we're american stupids" avec une telle conviction, ces garçons devraient trouver par chez nous une solide base de fans émoustillées. Alors mesdemoiselles, petite travailleuse ou grande besogneuse ?