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En Italie aussi, on sait faire du rock qui envoie des décibels... Bien sûr, lancée à l'emporte-pièce, l'affirmation peut prêter à sourire mais The Brain Washing Machine vient démontrer, notamment aux côtés des très bons Black Rainbows, que l'on peut venir d'un pays qui n'a pas du tout de culture rock et produire un son aussi sauvage que puissant, mélodique que gorgée en testostérone. En août 2005, constatant les splits de leurs groupes respectifs, Hu:t pour le premier, Traccia Mnestica pour le second), Stefano (batterie) et Marco (chant) décident de monter un nouveau groupe : The Brain Washing Machine est né. Ou presque. Stefano amène une connaissance au sein du duo qui devient trio avec l'incorporation de Riccardo au poste de guitariste. En janvier 2006, un quatrième larron intègre TBWM, Alberto (basse) et le groupe peut désormais bosser tranquilement sur ses compos. De ces sessions d'engistrement nait un premier EP éponyme et complètement autoproduit qui voit le jour courant 2007, avant de débarquer un matin de décembre dans la boîte aux lettres du W-Fenec.

The Brain Washing Machine / Chronique EP > The brain washing machine


the_brain_washing_machine_ep.jpg Si le power/heavy rock made in Italia de The Brain Washing Machine pouvait susciter quelques sourires amusés sur le papier (et le groupe en a sans doute conscience...), "Ritual", premier titre de cet EP inaugural éponyme, vient rapidement mettre les choses au clair. 3 minutes trente et une secondes de rock hi-energy, aux tendances old-school qui a la patate, assurent que le groupe en a sous le riff. De gros accents stoner-rock, des guitares qui envoient du petit bois, une dynamique implacable et une prod particulièrement soignée pour un premier essai autoproduit, The Brain Washing Machine ne fait plus du tout sourire, le quartet italien fait parler la poudre et ne semble pas là pour qu'on se foute de sa gueule. Aussi incisif que bon nombre de groupes scandinaves du même calibre, TBWM met le feu aux enceintes à coup de "Trust in you" enflammé et surtout de "A love story" lancé à pleine vitesse sur l'autoroute du stoner-rock gorgé en testostérone. Instrumentalement parlant, c'est très solide, niveau chant, ça fait plus que tenir la route, d'autant le groupe fait preuve d'une énergie à toute épreuve, comme s'il devait prouver à lui-seul qu'une scène rock italienne pouvait tout simplement avoir droit de citer. Section rythmique ultra-carrée, groove enfiévré, déluge de riffs balancés dans les enceintes par caisses entières, cet "A love story" crame tout sur son passage et ne laisse guère de répit aux amateurs de power-rock les plus blasés.
Après trois titres pour se mettre en jambe et dérouiller les instruments, The Brain Washing Machine, fait démarrer la lessiveuse et passe aux choses sérieuses avec "TV The brain washing machine", où le groupe qui semble avoir mis le doigt dans la prise (un peu à la manière de Hackman), balance tout ce qu'il a dans le ventre en l'espace de quelques 5'06 précisemment de (stoner) rock sulfurique branché sur 10 000 volts. Résultat, ça cartonne sec, ça rentre dedans sans dire pardon mais ça fait un bien fou aux écoutilles. Une belle tuerie dans son genre. Une surprise ? Pas du tout. Juste un aperçu de ce dont le groupe est capable, lui qui remet la gomme avec "Turn and shake" et repart la fleur au fusil, façon The Hearsemen pour une petite séance d'écartelement auditif. Idéal pour les gueules de bois et autres réveils difficiles. Efficace, rock'n roll, pas forcément bien original mais furieusement prometteur...