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"Ambiance fatale, les vétérans sont dans la salle" . Et même sur la scène. Pendant pas loin de quinze piges, Seb, Xav et Niko ont participé à l'aventure Spook and the Guay avec quelques très bonnes galettes et des centraines de concerts explosifs. Le groupe se sépare en septembre 2004, mais les trois compères ne s'avouent pas vaincus et relancent la machine avec Boom Club/rubrique>. Comme à la grande époque des Spook, les trois toulousains lorgnent du coté du reggae et la musique jamaiquaine tout en lorgant du coté de l'acoustique, de l'électro et du dancehall. Après dix huit mois de compositions, de répétitions et de diverses préparations, le trio se lance dans l'arène et commence les concerts en 2006. Le premier album éponyme Boom Club sort dans les bacs le 16 juin 2008.

Boom Club / Chronique LP > Boom Club

Boom Club Le voilà le disque de l'été !! Boom Club risque de vous faire danser pendant un bon bout de temps. Ce disque est idéal pour chaque saison : rafraîchissant pendant les journées ensoleillées de l'été, animé pour passer un bon automne, chaleureusement rythmé pour supporter les rudes hivers et coloré pour accueillir les belles journées de printemps. Les nostalgiques (dont je fais partie) des Spook and the Guay retrouveront avec plaisir les voix de Xav' et Nico et se réjouiront du bon virage pris par les trois zicos à travers Boom Club. Les claviers et autres samples remplacent les guitares (enfin pas toujours !) dans un exercice mélangeant électro, dancehall et raggamuffin. Le flow des chants est excellent, mélangeant parties rapides ("Soundboy", "le futur nous appartient", "John") et passages tout en nuances ("One family", "la Marelle"), et les morceaux plus "électroniques" ("Le Futur nous appartient", ) font parfois place à de jolies surprises ("la Marelle" et sa guitare acoustique savoureuse). Les textes ne sont jamais anodins sans toutefois jamais tomber dans les scandaleuses "leçons" parfois données par ces chanteurs de reggae qui ne voient que leur nombril et qui voudraient changer la société façon "vivons au pays des bisounours en légalisant la ganja". Le Gui de Champi joue avec les stéréotypes du reggae, mais Boom Club n'est pas dans ce délire. Ce reggae-ragga et tutti quanti est affirmé, mature, mais n'oublie pas que la musique sert aussi à se défouler et que c'est un amusement, tout simplement . Tous les styles dérivés du reggae sont passés en revue tantôt chantés en français, tantôt en anglais, et c'est un pur bonheur pendant un peu plus de 45 minutes. Boom Club me réconcilie avec la musique à contre temps et m'a apporté de good vibrations...euh, de bonnes sensations !! Jah, sors de mon corps !! Les inconditionnels de Spook and the Guay adoreront, les autres adeptes des musiques dansantes tomberont sous le charme de ce trio toulousain qui a tout compris.