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Derrière Bonaparte ne se cache pas un petit groupe corse voulant dominer le monde mais un suisse basé à Berlin du nom de Tobias Jundt. Depuis 2006, dans la bouillonnante capitale allemande, il allie références électro et punk pour créer de la musique mais si ses albums studios (Too much en 2008, My horse likes you en 2010) ou ses galettes de remixes (Remuched en 2009 et Rave rave remix en 2011) ont réussi à percer dans les charts européens, ce n'est pas uniquement pour son sens de la ritournelle punko-déjantée-sexy-tronique car après tout il est bien loin d'être aussi influent qu'un Alec Empire (le jeu de mot d'historien n'est pas volontaire !), non, si tu connais Tobias (ou tu le découvres), c'est parce que sur scène, il emmène avec lui jusqu'à 20 personnes qui mettent le bazar, foutent le souk et font leur cirque. Le bordel à tête de cheval est importable dans ton salon sur ta platine DVD sous le nom binaire d'une date : 0110111 et sous-titré "Quantum physics & a horseshoe". Oui, il est dingue.

Bonaparte / Chronique DVD > 0110111

Bonaparte C'est depuis les coulisses que l'on entre dans ce DVD, le public est au taquet dès l'"Ouverture" ambiance piste aux étoiles, il découvre la scène et son décor (essentiellement une baignoire et deux jeunes filles) avec les premières notes enjouées de "Do you want to party", un titre de circonstance... Déguisés et masqués, les zicos assurent le spectacle à tous les niveaux et la mise en scène est forcément théâtrale. Après l'entrée du lapin clavier, les deux poupées de la baignoire prennent vie pour "Wrygdwylife?" et pour chauffer autant le guitariste que le public. La salle est vite au taquet, sautant et applaudissant du premier au dernier rang. Lumières bleues, stroboscopes et effeuillage sont ensuite au menu d'"Ego", Tobias a tombé masque et cagoule pour laisser voir son maquillage et fait entrer son cheval qui t'aime ("My horse likes you") mais c'est ce dernier qui a tendance à chevaucher un membre du cirque et non l'inverse... La folie de la comédie quitte un peu la scène ensuite pour un des meilleurs titres de Bonaparte ("Fly a plane into me"), une accalmie de courte durée car une danseuse vient jouer de ses charmes sur "Adabmal". Place ensuite à l'entracte et la possibilité de se prendre une glace, ne quitte pas trop longtemps ton salon car ça passe vite et ce serait dommage de rater la soubrette qui passe l'aspirateur et le petit film muet qui suit. Malgré le doux "Rave rave rave" dans les oreilles, c'est de nouveau le bordel sur la scène et le mot "bordel" n'est pas choisi au hasard car avec "Wir sind keine Menschen", ça devient très sexuel... Et ce n'est pas "Computer in love" qui va calmer les ardeurs des danseurs... C'est une rasade de punk qui se charge d'évacuer les seins mais la débauche n'est jamais très loin et revient en rampant... D'autres personnages improbables et colorés déboulent sur "Killing time" avec une représentation de la mort toute en strass et en paillettes... Et si tu pensais qu"on avait fait le tour de la démesure, avec "Too much", le combo montre qu'il n'est pas à court de folies avec un nouveau strip-tease mais plus masculin celui-là... C'est trop ? Pas pour un "Gigolo vagabundo" et une nouvelle scénette et un nouveau jeu avec le public. Concours de danse torses nus pour "Bienvenido" sur une scène bondée qui a encore de l'énergie pour ce dernier titre...
En bonus de ce concert filmé au plus prés des acteurs il y a des scènes backstage, un clip et quelques morceaux... Mais même sans cela les fans du délirant Bonaparte sont déjà conquis...