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Bodysnatcher, en référence au film du réalisateur Robert Wise ("The body snatcher" ou "Le récupérateur de cadavres" en VF) sorti en 1945, est un trio parisien se transformant en quatuor avec l'ajout d'un batteur en live. Leur univers sonore est à la croisée des genres, entre new-wave, trip-hop et électro-rock samplé par-ci, par-là d'extraits de vieux films. Le cinéma, un art commun au groupe, est justement l'un des fils conducteurs de leur premier album, The ninth floor, sorti sur Manic Depression (Drama of the spheres, Camp Z, Frustration...) [  [fr] Manic Depression (38 hits)  External  ]

Bodysnatcher / Chronique LP > The ninth floor

Bodysnatcher - The ninth floor "Voici la bande originale, à vous de faire le film !" : telle est la maxime de Bodysnatcher. Passionnés de cinéma et de vieux films, les parisiens nous servent, avec The ninth floor, une bande son électro-rock avec une bonne louche de new-wave froide parsemée de trip-hop. Ce style se marie parfaitement au noir et blanc des films symbolisant le passé et illustrant le passage du temps. Car Bodysnatcher nous replonge à sa manière dans le rock des années 80 avec des passages dans les décennies avoisinantes. Une visite du temps reconfigurée passant entre autres par Depeche Mode ("Open Blind"), Massive Attack ("The ninth floor"), Joy Division (sur la très bonne reprise de "Ghost rider" de Suicide avec Chelsea de Norman Loy) ou bien Orgy sans les grosses guitares ("Sci-Fi"). Les samples cinématographiques divers viennent se parsemer autour des compositions à la manière d'une bande originale. A la fois reposantes, perturbantes, dansantes et pesantes, les ambiances de The ninth floor nous entrainent dans un ensemble relativement froid et impassible, un ensemble à faire danser des cadavres. La voix de Tom, bien que parfaitement maitrisée, manque légèrement de personnalité. Elle mène à des mimiques de vocalistes déjà connues dans ces styles musicaux froids. Les basses lourdes nous essoufflent titres après titres si bien qu'après une écoute complète de l'album, on y sort complètement épuisé mentalement comme si nous venions de sortir d'un film de Lynch. Enfin, les mélodies s'insèrent par le truchement de notes de claviers et de guitares simplistes mais judicieusement placées ainsi que des bidouillages et effets électroniques programmés. Pour un premier essai, Bodysnatcher s'en sort plutôt bien et rend un hommage à des genres précurseurs avec une certaine classe. Prenez place sur votre siège, insérez The ninth floor dans le mange disque, votre film commence.