Blonde Redhead est né dans les années 90 de la rencontre fortuite entre Kazu Makino, Maki Takahasi et les frères Pace (Simone et Amadeo). Le quartet prend alors le pseudonyme de Blonde Redhead en référence à une chanson du groupe DNA et signe rapidement chez Smells Like Records, le label créé par Steve Shelley, batteur de Sonic Youth chez qui sortiront les deux premiers efforts studio du groupe (Blonde redhead en 1994 et La mia vida violenta l'année suivante), ceux-ci entrecoupés de nombreux vinyles 7'' (Big song/Amescream et Flying douglas/Harmony pour n'en citer que deux). La filiation avec Sonic Youth ne s'arrête pas là, les Blonde Redhead leur étant souvent comparé, notamment à cause d'un goût prononcé pour la distorsion, tout en admettant généralement que les seconds cités ont une écriture plus pop que les premiers. En 1997, le quartet quitte Smells Like Records et débarque chez l'une des références du genre en matière de rock indé exigeant : Touch & Go (Pinback, Don Caballero, The Jesus Lizard, Therapy?, Yeah Yeah Yeahs...). Blonde Redhead y restera près de six années, le temps de sortir pas moins de 4 albums : Fake can be just as good, In an expression of the inexpressible, Melody of certain damaged lemons et Mélodie citronique. La collaboration est fructueuse mais le groupe va pourtant quitter Touch & Go pour signer chez les cultissimes 4AD (Pixies, TV on the Radio), chez qui sort en 2007 le septième opus du groupe : 23.